AZOUL
BONJOUR JUSTE UN PETIT BONJOUR A TOI RT TOUS LES AMID DE TON VILLAGE SON OUBLIER guerouaze akli et avec qui j’ai fait le lyce a mchedallah
je me souvient un jour un professeure lui a dit (ahssalt ya guerouaze) de la part de
MOHAND AMEZIANE SLIMANI meziane2104@orange.fr
je trouve l’initiative de creer un site dédié à la région de tamelaht tout à fait louable et méritoire, car c’est une des régions de l’agérie qui le plus souffert de la guerre libération et qui a payé un lourd tribut pour l’Indépendance
cependant, les évènements relatés sous forme d’épisodes,proviennet d’un témoignage livré par un adjudant (adjoint de l’officier de renseignements, terme sybillin qui veut simplement dire: chef des équipes chargeés des totrures)qui a vécu la guerre du coté français.
Pour avoir lu dans sa totalité ledit témognage je pense que c’est un récit subjectif qui ne relate pas tout à fait les souffrances dans lesquelles a vécu la population locale.
je vous suggère de recueillir des témoignages de moudjahidine (vrais) encore vivants pour témoigner de ce qui s’est passé dans cette région connue pour son amour de la libérté et son hostilité pour tout ce qui représente l’autorité d’où qu’elle vienne.
êves de sexualité Rêver d’une femme Rêver d’un homme
Infidélités adultère Rêver de dents Rêves de cailloux
Pierres précieuses Rêves de plantes Faire la course
Rêve de rupture Rêves de mort Baignoire bain
Rêve de rencontres Rêve de voyage Embrasser une personne
Rêver de mariage Cercle ou roue Rêves de feux
Cheveux peigne Rêver de vêtements Laver en rêve
Paradis et Saints Valises ou bagages Rêver de serpents
Rêver de couleurs Rêves d’invitations Les signes du zodiaque
Jeune fille en rêve Les yeux Rêves de sang
De Nanterre à Tadmait
Extrait du livre « les voleurs d?enfance »
Par
Abdenour Si Hadj Mohand
A mon arrivée, j?ai été surprise de redécouvrir mon quartier, ce jour, 3 mars 2008. Je n?ai pas écrit depuis déjà bien longtemps, et cela me donnait cette étrange impression de me recroqueviller sur moi même. La grippe qui est venue s?installer en moi a trouvé le terrain favorable, sans compter l?environnement extérieur glacial de ces derniers jours. Enfin, il commence à faire chaud. Je me sens encore fatiguée après cette dure épreuve. Maintenant Il fait beau et c?est vraiment rassurant de revoir le soleil après une absence qui m?a paru trop longue. Les gens sortent de leur coquille, et deviennent moins grincheux, Ils ont un visage rayonnant, en tout cas moins stressés.
Les élections sont passées, cette fois je n?ai pas tenu de bureau de vote comme à l?habitude, et, naturellement c?est la gauche qui a cartonné partout ou presque. Je le savais d?avance étant donné que sur le terrain, le malaise social n?arrêtait pas de grossir à vue d??il.
Les terribles inégalités ont engendré la fracture sociale. Le pouvoir d?achat ne cesse visiblement de pénaliser les ménages. Même la classe moyenne s?est retrouvée au pied du mur. Aujourd?hui, il y a l?émergence d?une nouvelle classe : celle qui travaille mais qui ne parvient pas.
Annie est arrivée ce matin abandonnant pour une fois son bonnet phrygien pour un autre qui me paraissait tout à fait banal. Par contre sa philosophie de la vie est restée inchangée malgré ce nouvel accoutrement. Ce qui ne m?a pas empêché de la complimenter comme j?avais pris l?habitude de le faire mais, cette fois par rapport à ses bottes. Pour dissimuler ses craintes d?être soupçonnée de femme snob elle me disait souvent qu?elle s?habillait dans les braderies.
Qu?elle ne pouvait s?habiller dans les boutiques à cause soit disant des prix fort élevés. En fait, moi même je savais qu?elle avait parfaitement raison malgré qu?elle affichait cette fausse modestie. Je crois en fait que, malgré tout, que le coût de la vie nous donnait à tous des claques magistrales. Enfin bref, nous espérions tous que les choses allaient s?améliorer et la mise en place par le gouvernement de nouveaux dispositifs en plus de ce qui est déjà en place permettrait de réduire quelque peu ces inégalités. Ce qui était à mes yeux primordial et d?une urgence incontestable.
IL fait beau !il fait beau !ce refrain dans ma tête, je le chantais à tue tête, pour créer dans mon intérieur cet état de bonheur et de joie intime. Effectivement, la vie est plus agréable quand il fait beau. J?ai toujours l?impression que j?avais moins de tracas quand il fait beau. Cette harmonie entre la vie intérieure et le monde environnant montre bien qu?il n?existe aucune cloison étanche entre l?individu et le milieu dans lequel il baigne. Une matinée radieuse en l?occurrence et fabuleuse et les journées sont plus légères dans leur contenu même les plus lourdes nous paraissaient très légères, dans ce contexte de lumière et de chaleur, ici à Nanterre.
En Algérie, c?est la période des fèves et des petits pois. Le moment où l?on peut déjà dans la rue, commencer à sentir ce fameux couscous aux fèves et aux petits pois qui chatouille les narines. Oh !combien ça me manque, cette odeur, moi qui suis maintenant enveloppée dans les bruits d?une grande ville française. Jadis, le seul bruit qui me parvenait, quand le soir à la tombée de la nuit, blottie dans ma couverture de laine, sur mon sommier de bois, c?était le bruit feutré de la pluie sur le toit en tuiles berbères. J?aimerais pouvoir y retourner, ne serait que pour une journée pour voir les personnes que j?aime, m?exposer de tout mon corps au soleil brûlant, sentir toutes ces odeurs du printemps, ces saveurs culinaires.Je t?embrasse très fort et souhaite te revoir bientôt, ma chère ville « coloniale » TADMAIT.
Je pense que l?oranger de maman est en fleurs et dans la cour se répand son doux parfum en fin de journée mêlée aux effluves du café. C?est le début du printemps et tout est en train d?éclore : les pommiers, les grenadiers, les abricotiers, pour embaumer l?air et lui donner un goût de fête malgré les tristesses qui se lisent sur les visages de ces kabyles trop longtemps privés de distraction par une
les difficultés de la vie et le spleen de le vie moderne sans les commodités qu?elle offre sous d?autres cieux. On ne peut tout avoir dans la vie qui est elle même jalonnée d?événements comme pour assombrir davantage encore nos journées.
Je sais que ma mère est très mal en point. Cela fait à peine un an que ma frangine est décédée, et je me retrouve seule sans s?ur, sans avoir non plus de frère. C?est trop dur de ne plus pouvoir parler à ma s?ur au téléphone. De ne plus discuter avec elle. Ce vide est devenu incommensurablement plus pesant pour moi qui suis d?un tempérament fragile, à cause des aléas de la vie. La perte tragique tout récemment, de mon époux, a fini de parachever la destruction de l?édifice que j?ai savamment et patiemment construit en l?avenir. J?ai cru que tout allait s?effondrer autour de moi et le temps est passé, j?ai commencé à apprivoiser ma solitude, à en faire d?elle une confidente. Je me disais, malgré tout j?avais une s?ur qui m?écoutait, elle est certes loin mais le téléphone nous rapprochait et sa voix rassurante me donnait un peu de courage pour affronter mes difficultés de femme seule avec deux enfants à charge, deux tendres et fragiles fillettes, livrées aux dangers d?un monde austère, sauvage, impitoyable. La perte de ma s?ur a été un coup fatal, et, pour ce qui me restait comme courage je fus anéantie. Je ne me suis pas encore relevée de la perte de Boussad qu?une autre perte est venue endeuiller mon ciel, en assombrissant ma visibilité à l?horizon. Cette terrible idée de malédiction me hantait l?esprit et je me faisais violence en y songeant : pourquoi ça n?arrive qu?a moi, ce genre de drames ?
9
Préface
Un chasseur alpin raconte sa vie. Un fils de « fellagha »
raconte la sienne. Ce qu?elles ont de communs, ces deux
existences : le lieu du déroulement du drame, Iferhounéne,
un village kabyle posté depuis l?ère des quinqué gentii1 sur
un mamelon qui fait face à l?imposante chaîne du djurdjura.
En y installant leur camp dés 1956, les forces
d?occupation avaient visé un objectif stratégique, inspiré
de la nature même du relief escarpé et de la position dominante
du chef lieu de cette portion du territoire
algérien : Observer les mouvements des villages environnants
: Tifilkout, Ait arbi, Ait Hamou, Ait Mansour,
Barber, Taourirt Ali Ouanacer, Tikilsa. Quant à Haadouche
et les autres, même cachés, ils ne seront qu?à quelques
minutes de marche de là, à portée de canon.
Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura allait,
des années durant, offrir une image apocalyptique ou
se mêlent tous les malheurs d?un peuple marqué par son
histoire déjà trop agitée : batailles sanglantes, embuscades,
ratissage ?torture, viols, exécutions sommaires.
Le chasseur et le fils de fellagha, ont passé ensemble
une partie de leur vie, face à face, chacun de son coté de la
barrière? Du barbelé qui sépare le village du camp militaire.
Sans se connaître, ils ont vécu les mêmes
événements historiques qu?ils ont ressentis chacun à sa
1 quinqué gentii. Terme romain, utilisé pour designer les 5 premières
tribus berbères installées au flan DJURDJURA, appelé par les romains,
Mons Ferratus ou montagne de fer, en raison de la résistance
farouche opposée à l?occupant.
10
manière, selon ses propres convictions. Différemment,
voire parfois même antagonistes, malgré le point commun
qui peut rapprocher les hommes dans certaines circonstances,
dans leur pensée, deux hommes épris de paix et de
justice.
Dans la première partie de cette oeuvre ; Le chasseur alpin,
nous livre les secrets de cette courte période de son
service militaire, passée à livrer bataille malgré lui, à un
ennemi invisible, au lieu disait-il, de séjourner en touriste
insouciant dans ce qu?en métropole, on appelait, fanfaronnerie
ironique « les vacances algériennes. »
Je ne dirai rien de sa vie privée, et ne porterai aucun
commentaire sur ses sentiments exprimés, dans ce livre
qui a le mérite de nous dire des choses authentiques, sans
détours, sur le drame vécu par le peuple algérien.
Si l?histoire est authentique, les noms des acteurs ont
été changés sciemment pour des raisons évidentes de respect
de la discrétion. Mais cela ne leur enlève en rien, la
reconnaissance du mérite ou la condamnation de l?opinion.
Nous laissons le soin sur cet angle, à l?Histoire pour en
juger.
A coté des faits véridiques endeuillants relatés par le
soldat, le narrateur a voulu mettre une place à l?amour, aux
sentiments positifs, à travers cette édile pour la Femme,
avec un grand F incarnée par YASMINA qui aurait pu
s?appeler Lila ou khelidja, ou encore Jacqueline, et résider
à Ait El Mansour, Taourirt ou encore Iferhounée, Tifilkout
ou Iril El Arbi ou tout simplement Lyon, Marseille, Nantes
dans un contexte de paix
Cette histoire est le fruit de la pure imagination délirante
du soldat français, pour rendre moins pénible, moins
cruelle, moins insupportable la vie, quand la mort est devenue
la rançon quotidienne pour tous, de quelque coté du
conflit où l?on peut se placer.
La deuxième partie de ce livre est consacrée aux récits
des faits de ces événements à la même période, vu d?un
11
oeil d?enfant innocent, qui n?avait que 4 ans et grandi dans
le fracas des armes jusqu?à l?age de 12 ans, pour finir seul,
privé de tous ses parents happés par la machine de guerre
infernale d?une puissance militaire. Ils sont 8 hommes de
la même famille, tous dans la force de l?age, en bonne
santé, bien éduqués, lettrés, à être tués par l?armée française,
entre 1958 et 1960, tous les armes à la main. Ils
étaient, ce que la propagande coloniale appelait « les Fellaghas
», et, que l?enfant de la guerre, fils de « fellagha »,
lui, a toujours pleurés, en secret, dans ses moments de plus
grande solitude. Pour lui, il ne subsiste aucun doute : ils
sont morts pour leur patrie, en martyrs de la révolution.
Cette oeuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice
du peuple algérien, le drame des hommes, des femmes et
des enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés.
Il est aussi une lueur d?espoir pour les générations montantes
de pays développés pour refuser, rejeter le fait
colonial et condamner la guerre.
Livre 1
Un soldat français m?a raconté?
Un épisode de la guerre d?Algérie
qui s?est déroulé dans mon village :
Iferhounéne (Kabylie 1958-1960)
Première partie
17
Insouciance
Août 1957, la date fatidique approchait, au mois de septembre
je serai convoqué pour effectuer mon service
militaire.
Ainsi une partie de ma vie s?achevait. Ma bicyclette
appuyée contre un arbre de la forêt de Senlis, j?étais allongé
sur un tapis de mousse et regardais le ciel bleu azur à
travers le feuillage d?un chêne centenaire. Mon enfance
me revenait en mémoire, toute ma tendre et heureuse jeunesse
passée dans ce quartier populaire de la Villette où se
côtoyaient Français, Italiens et Algériens sans grande harmonie
mais sans trop de problèmes. Les années de guerre
avaient eu raison des petites économies de mes parents,
consacrées en grande partie à l?achat de denrées payées au
prix fort, qui permirent à ma soeur et moi de nous alimenter
à peu près correctement.
Les instituteurs de l?école primaire de la rue de l?Ourcq
m?amenèrent jusqu?au certificat d?études que j?obtins facilement,
mais sans grand mérite, car j?apprenais facilement
et souvent mes leçons étaient retenues sur le chemin menant
à l?école.
J?avais passé avec succès l?examen d?entrée en sixième
du lycée Colbert, mais mon père, sachant qu?il ne pourrait
faire face à de longues et coûteuses études malgré les
bourses délivrées chichement, décida que j?apprendrais un
métier manuel. J?avais une préférence pour le métier
d?électricien, mais ma brave maman, gardienne d?immeu18
ble, (on disait concierge à l?époque, d?une façon moins
péjorative que maintenant) avait l?estime de « ses » locataires
et au cours d?une conversation avec une demoiselle de
l?immeuble, celle-ci lui fit part des avantages des métiers
des arts graphiques.
C?est ainsi qu?au mois de septembre 1951 la grande
famille des typographes comptait un apprenti de plus.
Merci chère maman de m?avoir fait épouser le plus beau
des métiers, hélas, obsolète aujourd?hui.
C?était le début de ma vie professionnelle, mais je ne
quittais pas pour autant l?enseignement général ; tous les
mercredis pendant quatre ans, je retrouvais les bancs et
ateliers de la prestigieuse École Estienne ; les professeurs
nous enseignaient avec autorité et compétence de solides
cours théoriques et pratiques sur les métiers de l?imprimerie.
Tous les soirs je rentrais chez moi vers 17h30 ; après
une rapide toilette, je rejoignais mes copains au café « La
Mandoline », c?était notre lieu de rencontre habituel ; le
petit groupe que nous formions était sans histoire ; tout le
monde nous connaissait, les quelques voyous du quartier
eux-mêmes nous saluaient, nous avions usé nos fonds de
culottes sur les mêmes bancs d?école ; pour eux, nous faisions
partie du paysage depuis toujours et ils nous
fichaient une paix royale. Nous avions de bons rapports
avec les Italiens et les Maghrébins qui malgré leur nombre
élevé se faisaient discrets.
Après avoir dégusté une ou deux boissons non alcoolisées
(le lait grenadine était très à la mode à cette époque),
nous « montions » nonchalamment jusqu?au métro « Crimée »
pour y retrouver d?autres copains et surtout nos
chères copines? J?étais très amoureux de Denise. Avec le
recul je pense qu?il s?agissait plutôt d?attirance physique ;
ce sentiment qu?inspire une jolie fille de dix-huit ans à un
salut je suis hsmza je suis muslimant je veux seulement de connitre avec des amis by
26 août, 2007 à 11:12AZOUL
4 octobre, 2007 à 21:51BONJOUR JUSTE UN PETIT BONJOUR A TOI RT TOUS LES AMID DE TON VILLAGE SON OUBLIER guerouaze akli et avec qui j’ai fait le lyce a mchedallah
je me souvient un jour un professeure lui a dit (ahssalt ya guerouaze) de la part de
MOHAND AMEZIANE SLIMANI
meziane2104@orange.fr
Azul ,
meilleurs voeux à tous les habitants d’ahnif.
Merci pour le site et pour les infos s’y trouvant.
http://mestafa.free.fr
Mestafa MOUSSI
14 janvier, 2008 à 13:51Paris
je trouve l’initiative de creer un site dédié à la région de tamelaht tout à fait louable et méritoire, car c’est une des régions de l’agérie qui le plus souffert de la guerre libération et qui a payé un lourd tribut pour l’Indépendance
16 mars, 2008 à 23:23cependant, les évènements relatés sous forme d’épisodes,proviennet d’un témoignage livré par un adjudant (adjoint de l’officier de renseignements, terme sybillin qui veut simplement dire: chef des équipes chargeés des totrures)qui a vécu la guerre du coté français.
Pour avoir lu dans sa totalité ledit témognage je pense que c’est un récit subjectif qui ne relate pas tout à fait les souffrances dans lesquelles a vécu la population locale.
je vous suggère de recueillir des témoignages de moudjahidine (vrais) encore vivants pour témoigner de ce qui s’est passé dans cette région connue pour son amour de la libérté et son hostilité pour tout ce qui représente l’autorité d’où qu’elle vienne.
êves de sexualité Rêver d’une femme Rêver d’un homme
18 mars, 2008 à 20:54Infidélités adultère Rêver de dents Rêves de cailloux
Pierres précieuses Rêves de plantes Faire la course
Rêve de rupture Rêves de mort Baignoire bain
Rêve de rencontres Rêve de voyage Embrasser une personne
Rêver de mariage Cercle ou roue Rêves de feux
Cheveux peigne Rêver de vêtements Laver en rêve
Paradis et Saints Valises ou bagages Rêver de serpents
Rêver de couleurs Rêves d’invitations Les signes du zodiaque
Jeune fille en rêve Les yeux Rêves de sang
De Nanterre à Tadmait
Extrait du livre « les voleurs d?enfance »
Par
Abdenour Si Hadj Mohand
A mon arrivée, j?ai été surprise de redécouvrir mon quartier, ce jour, 3 mars 2008. Je n?ai pas écrit depuis déjà bien longtemps, et cela me donnait cette étrange impression de me recroqueviller sur moi même. La grippe qui est venue s?installer en moi a trouvé le terrain favorable, sans compter l?environnement extérieur glacial de ces derniers jours. Enfin, il commence à faire chaud. Je me sens encore fatiguée après cette dure épreuve. Maintenant Il fait beau et c?est vraiment rassurant de revoir le soleil après une absence qui m?a paru trop longue. Les gens sortent de leur coquille, et deviennent moins grincheux, Ils ont un visage rayonnant, en tout cas moins stressés.
20 mars, 2008 à 13:12Les élections sont passées, cette fois je n?ai pas tenu de bureau de vote comme à l?habitude, et, naturellement c?est la gauche qui a cartonné partout ou presque. Je le savais d?avance étant donné que sur le terrain, le malaise social n?arrêtait pas de grossir à vue d??il.
Les terribles inégalités ont engendré la fracture sociale. Le pouvoir d?achat ne cesse visiblement de pénaliser les ménages. Même la classe moyenne s?est retrouvée au pied du mur. Aujourd?hui, il y a l?émergence d?une nouvelle classe : celle qui travaille mais qui ne parvient pas.
Annie est arrivée ce matin abandonnant pour une fois son bonnet phrygien pour un autre qui me paraissait tout à fait banal. Par contre sa philosophie de la vie est restée inchangée malgré ce nouvel accoutrement. Ce qui ne m?a pas empêché de la complimenter comme j?avais pris l?habitude de le faire mais, cette fois par rapport à ses bottes. Pour dissimuler ses craintes d?être soupçonnée de femme snob elle me disait souvent qu?elle s?habillait dans les braderies.
Qu?elle ne pouvait s?habiller dans les boutiques à cause soit disant des prix fort élevés. En fait, moi même je savais qu?elle avait parfaitement raison malgré qu?elle affichait cette fausse modestie. Je crois en fait que, malgré tout, que le coût de la vie nous donnait à tous des claques magistrales. Enfin bref, nous espérions tous que les choses allaient s?améliorer et la mise en place par le gouvernement de nouveaux dispositifs en plus de ce qui est déjà en place permettrait de réduire quelque peu ces inégalités. Ce qui était à mes yeux primordial et d?une urgence incontestable.
IL fait beau !il fait beau !ce refrain dans ma tête, je le chantais à tue tête, pour créer dans mon intérieur cet état de bonheur et de joie intime. Effectivement, la vie est plus agréable quand il fait beau. J?ai toujours l?impression que j?avais moins de tracas quand il fait beau. Cette harmonie entre la vie intérieure et le monde environnant montre bien qu?il n?existe aucune cloison étanche entre l?individu et le milieu dans lequel il baigne. Une matinée radieuse en l?occurrence et fabuleuse et les journées sont plus légères dans leur contenu même les plus lourdes nous paraissaient très légères, dans ce contexte de lumière et de chaleur, ici à Nanterre.
En Algérie, c?est la période des fèves et des petits pois. Le moment où l?on peut déjà dans la rue, commencer à sentir ce fameux couscous aux fèves et aux petits pois qui chatouille les narines. Oh !combien ça me manque, cette odeur, moi qui suis maintenant enveloppée dans les bruits d?une grande ville française. Jadis, le seul bruit qui me parvenait, quand le soir à la tombée de la nuit, blottie dans ma couverture de laine, sur mon sommier de bois, c?était le bruit feutré de la pluie sur le toit en tuiles berbères. J?aimerais pouvoir y retourner, ne serait que pour une journée pour voir les personnes que j?aime, m?exposer de tout mon corps au soleil brûlant, sentir toutes ces odeurs du printemps, ces saveurs culinaires.Je t?embrasse très fort et souhaite te revoir bientôt, ma chère ville « coloniale » TADMAIT.
Je pense que l?oranger de maman est en fleurs et dans la cour se répand son doux parfum en fin de journée mêlée aux effluves du café. C?est le début du printemps et tout est en train d?éclore : les pommiers, les grenadiers, les abricotiers, pour embaumer l?air et lui donner un goût de fête malgré les tristesses qui se lisent sur les visages de ces kabyles trop longtemps privés de distraction par une
les difficultés de la vie et le spleen de le vie moderne sans les commodités qu?elle offre sous d?autres cieux. On ne peut tout avoir dans la vie qui est elle même jalonnée d?événements comme pour assombrir davantage encore nos journées.
Je sais que ma mère est très mal en point. Cela fait à peine un an que ma frangine est décédée, et je me retrouve seule sans s?ur, sans avoir non plus de frère. C?est trop dur de ne plus pouvoir parler à ma s?ur au téléphone. De ne plus discuter avec elle. Ce vide est devenu incommensurablement plus pesant pour moi qui suis d?un tempérament fragile, à cause des aléas de la vie. La perte tragique tout récemment, de mon époux, a fini de parachever la destruction de l?édifice que j?ai savamment et patiemment construit en l?avenir. J?ai cru que tout allait s?effondrer autour de moi et le temps est passé, j?ai commencé à apprivoiser ma solitude, à en faire d?elle une confidente. Je me disais, malgré tout j?avais une s?ur qui m?écoutait, elle est certes loin mais le téléphone nous rapprochait et sa voix rassurante me donnait un peu de courage pour affronter mes difficultés de femme seule avec deux enfants à charge, deux tendres et fragiles fillettes, livrées aux dangers d?un monde austère, sauvage, impitoyable. La perte de ma s?ur a été un coup fatal, et, pour ce qui me restait comme courage je fus anéantie. Je ne me suis pas encore relevée de la perte de Boussad qu?une autre perte est venue endeuiller mon ciel, en assombrissant ma visibilité à l?horizon. Cette terrible idée de malédiction me hantait l?esprit et je me faisais violence en y songeant : pourquoi ça n?arrive qu?a moi, ce genre de drames ?
9
Préface
Un chasseur alpin raconte sa vie. Un fils de « fellagha »
raconte la sienne. Ce qu?elles ont de communs, ces deux
existences : le lieu du déroulement du drame, Iferhounéne,
un village kabyle posté depuis l?ère des quinqué gentii1 sur
un mamelon qui fait face à l?imposante chaîne du djurdjura.
En y installant leur camp dés 1956, les forces
d?occupation avaient visé un objectif stratégique, inspiré
de la nature même du relief escarpé et de la position dominante
du chef lieu de cette portion du territoire
algérien : Observer les mouvements des villages environnants
: Tifilkout, Ait arbi, Ait Hamou, Ait Mansour,
Barber, Taourirt Ali Ouanacer, Tikilsa. Quant à Haadouche
et les autres, même cachés, ils ne seront qu?à quelques
minutes de marche de là, à portée de canon.
Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura allait,
des années durant, offrir une image apocalyptique ou
se mêlent tous les malheurs d?un peuple marqué par son
histoire déjà trop agitée : batailles sanglantes, embuscades,
ratissage ?torture, viols, exécutions sommaires.
Le chasseur et le fils de fellagha, ont passé ensemble
une partie de leur vie, face à face, chacun de son coté de la
barrière? Du barbelé qui sépare le village du camp militaire.
Sans se connaître, ils ont vécu les mêmes
événements historiques qu?ils ont ressentis chacun à sa
1 quinqué gentii. Terme romain, utilisé pour designer les 5 premières
tribus berbères installées au flan DJURDJURA, appelé par les romains,
Mons Ferratus ou montagne de fer, en raison de la résistance
farouche opposée à l?occupant.
10
manière, selon ses propres convictions. Différemment,
voire parfois même antagonistes, malgré le point commun
qui peut rapprocher les hommes dans certaines circonstances,
dans leur pensée, deux hommes épris de paix et de
justice.
Dans la première partie de cette oeuvre ; Le chasseur alpin,
nous livre les secrets de cette courte période de son
service militaire, passée à livrer bataille malgré lui, à un
ennemi invisible, au lieu disait-il, de séjourner en touriste
insouciant dans ce qu?en métropole, on appelait, fanfaronnerie
ironique « les vacances algériennes. »
Je ne dirai rien de sa vie privée, et ne porterai aucun
commentaire sur ses sentiments exprimés, dans ce livre
qui a le mérite de nous dire des choses authentiques, sans
détours, sur le drame vécu par le peuple algérien.
Si l?histoire est authentique, les noms des acteurs ont
été changés sciemment pour des raisons évidentes de respect
de la discrétion. Mais cela ne leur enlève en rien, la
reconnaissance du mérite ou la condamnation de l?opinion.
Nous laissons le soin sur cet angle, à l?Histoire pour en
juger.
A coté des faits véridiques endeuillants relatés par le
soldat, le narrateur a voulu mettre une place à l?amour, aux
sentiments positifs, à travers cette édile pour la Femme,
avec un grand F incarnée par YASMINA qui aurait pu
s?appeler Lila ou khelidja, ou encore Jacqueline, et résider
à Ait El Mansour, Taourirt ou encore Iferhounée, Tifilkout
ou Iril El Arbi ou tout simplement Lyon, Marseille, Nantes
dans un contexte de paix
Cette histoire est le fruit de la pure imagination délirante
du soldat français, pour rendre moins pénible, moins
cruelle, moins insupportable la vie, quand la mort est devenue
la rançon quotidienne pour tous, de quelque coté du
conflit où l?on peut se placer.
La deuxième partie de ce livre est consacrée aux récits
des faits de ces événements à la même période, vu d?un
11
oeil d?enfant innocent, qui n?avait que 4 ans et grandi dans
le fracas des armes jusqu?à l?age de 12 ans, pour finir seul,
privé de tous ses parents happés par la machine de guerre
infernale d?une puissance militaire. Ils sont 8 hommes de
la même famille, tous dans la force de l?age, en bonne
santé, bien éduqués, lettrés, à être tués par l?armée française,
entre 1958 et 1960, tous les armes à la main. Ils
étaient, ce que la propagande coloniale appelait « les Fellaghas
», et, que l?enfant de la guerre, fils de « fellagha »,
lui, a toujours pleurés, en secret, dans ses moments de plus
grande solitude. Pour lui, il ne subsiste aucun doute : ils
sont morts pour leur patrie, en martyrs de la révolution.
Cette oeuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice
du peuple algérien, le drame des hommes, des femmes et
des enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés.
Il est aussi une lueur d?espoir pour les générations montantes
de pays développés pour refuser, rejeter le fait
colonial et condamner la guerre.
Livre 1
Un soldat français m?a raconté?
Un épisode de la guerre d?Algérie
qui s?est déroulé dans mon village :
Iferhounéne (Kabylie 1958-1960)
Première partie
17
Insouciance
Août 1957, la date fatidique approchait, au mois de septembre
je serai convoqué pour effectuer mon service
militaire.
Ainsi une partie de ma vie s?achevait. Ma bicyclette
appuyée contre un arbre de la forêt de Senlis, j?étais allongé
sur un tapis de mousse et regardais le ciel bleu azur à
travers le feuillage d?un chêne centenaire. Mon enfance
me revenait en mémoire, toute ma tendre et heureuse jeunesse
passée dans ce quartier populaire de la Villette où se
côtoyaient Français, Italiens et Algériens sans grande harmonie
mais sans trop de problèmes. Les années de guerre
avaient eu raison des petites économies de mes parents,
consacrées en grande partie à l?achat de denrées payées au
prix fort, qui permirent à ma soeur et moi de nous alimenter
à peu près correctement.
Les instituteurs de l?école primaire de la rue de l?Ourcq
m?amenèrent jusqu?au certificat d?études que j?obtins facilement,
mais sans grand mérite, car j?apprenais facilement
et souvent mes leçons étaient retenues sur le chemin menant
à l?école.
J?avais passé avec succès l?examen d?entrée en sixième
du lycée Colbert, mais mon père, sachant qu?il ne pourrait
faire face à de longues et coûteuses études malgré les
bourses délivrées chichement, décida que j?apprendrais un
métier manuel. J?avais une préférence pour le métier
d?électricien, mais ma brave maman, gardienne d?immeu18
ble, (on disait concierge à l?époque, d?une façon moins
péjorative que maintenant) avait l?estime de « ses » locataires
et au cours d?une conversation avec une demoiselle de
l?immeuble, celle-ci lui fit part des avantages des métiers
des arts graphiques.
C?est ainsi qu?au mois de septembre 1951 la grande
famille des typographes comptait un apprenti de plus.
Merci chère maman de m?avoir fait épouser le plus beau
des métiers, hélas, obsolète aujourd?hui.
C?était le début de ma vie professionnelle, mais je ne
quittais pas pour autant l?enseignement général ; tous les
mercredis pendant quatre ans, je retrouvais les bancs et
ateliers de la prestigieuse École Estienne ; les professeurs
nous enseignaient avec autorité et compétence de solides
cours théoriques et pratiques sur les métiers de l?imprimerie.
Tous les soirs je rentrais chez moi vers 17h30 ; après
une rapide toilette, je rejoignais mes copains au café « La
Mandoline », c?était notre lieu de rencontre habituel ; le
petit groupe que nous formions était sans histoire ; tout le
monde nous connaissait, les quelques voyous du quartier
eux-mêmes nous saluaient, nous avions usé nos fonds de
culottes sur les mêmes bancs d?école ; pour eux, nous faisions
partie du paysage depuis toujours et ils nous
fichaient une paix royale. Nous avions de bons rapports
avec les Italiens et les Maghrébins qui malgré leur nombre
élevé se faisaient discrets.
Après avoir dégusté une ou deux boissons non alcoolisées
(le lait grenadine était très à la mode à cette époque),
nous « montions » nonchalamment jusqu?au métro « Crimée »
pour y retrouver d?autres copains et surtout nos
chères copines? J?étais très amoureux de Denise. Avec le
recul je pense qu?il s?agissait plutôt d?attirance physique ;
ce sentiment qu?inspire une jolie fille de dix-huit ans à un
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