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Le commentaire de Si Hadj Mohand Abdenour

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Le commentaire de Si Hadj Mohand Abdenour Chapitre 9 : Le Capitaine Wolf interroge des enfants de fellaghas.*

Iferhounene (Kabylie) 1960

1959 avec l’opération jumelle, l’année s’achève en emportant avec elle tous nos parents en âge de travailler, Mon frère chérif était déjà mort il y’a une année, en 1958 près du village ait Mahmoud, face exposé à l’imposant chaîne du Djurdjura, comme un témoin éternel, au chevet d’un jeune de 23 ans que l’envahisseur est venu de loin, de très loin, en brigand happer à cette luxuriante nature, cette paradisiaque contrée qui ne connaissait jusque là que la fraternité, la bonté, et les percepts de Dieu tout puissant. Avec la disparition de Si Hadj Mohand Madjid, un autre parent cousin, tué sur le flanc du pic Azro N Thor, la France coloniale, nous annonçait ses intentions criminelles: Priver la Kabylie de ses hommes valides, instruits, constituant la force de ce peuple jaloux de sa liberté, de sa culture, de sa dignité. Il était enseignant de « la Parole de Dieu » selon le Coran sacré. C’est au tour des plus âgés, ceux qui, avaient une famille nombreuse( !). Ensuite viendra le tour des plus jeunes, ceux dont l’âge se situe entre 23 et 14 ans Une véritable mission d’extermination systématique, et il n y a pas meilleure phrase pour décrire cette folie meurtrière de l’occupant que ces vers de Kateb Yacine qui fait parler un stratège militaire de la France coloniale pour expliquer ses desseins haïssables :

« Notre devise est simple :

Tuer tous les adultes jusqu’à l’âge de 15 ans.

Et déporter le reste sur les îles marquises

N’épargner que des chiens qui rampent à vos pieds

Telle est, mon colonel, l’unique solution,

Je puis me permettre une pensée politique »

Ainsi donc les enfants de moins de 15 ans seront livrés avec leurs mères à la faim, aux maladies et agressions de toutes sortes. Un crime parfait contre l’humanité, il est vrai indigène mais non moins humaine pour ceux qui ignoraient que ces innocents, insouciants sont aussi les enfants des mêmes ancêtres EVE et ADAM. Ils sont nombreux ces enfants issus de fellagas morts au maquis .dans cette famille que je connais, ils sont au nombre de 22 tous âgés entre 3 mois et 15 ans la famille tout entière a été amputée de ses éléments actifs, généreux, croyants . ils sont au nombre de 9 à avoir été arrachés par le colonialisme français inique, violent, génocidaire à leurs enfant et épouses. Depuis 1956, année de l’installation du camp à iferhounene des chasseurs alpins en voici la liste : Si Hadj Mohand Madjid -1956-1957 tué par l’artillerie du camp d’iferhounene Si Hadj Mohand Chérif- tué en 1958 près du village de Ait Mahmoud après une course poursuite qui a débuté du village taghzoult. Il était commissaire politique, diplômée de la Medersa de Constantine. Il serait donné par un harki aux services de renseignements français, du nom de Ait S. Ce dernier ; serait passé par les armes, par les éléments du colonel Amirouche pour cette haute trahison. Si Hadj Mohand Hanafi, exécuté en 1959, durant l’opération jumelle entre les villages de Ait Ouatas et Boumessaoud, non sans avoir été plusieurs fois incarcérés et sauvagement torturés. Si Hadj Mohand Ouamar, abattu le même jour que Si Hadj Mohand Hanafi , lors d’un violent et long accrochage près du village Boumessaoud Madame Abed zineb , s’ur de Si Hadj Mohand Hanafi , tué lors d’une embuscade le même  jour que son frère Hanafi. Elle revenait d’une mission d’approvisionnement des moudjahiddines à l’aube, durant l’opération jumelle. Si Hadj Mohand Mbarek, sergent de l’ALN, tué près de Ihlem, entre Larba Nath Irathen et Ain El Hammam, en 1960. Enterré à Ichariden. Sa pierre tombale indique aujourd’hui qu’il est mort en 1957, son père défunt père de son vivant l’avait déjà déclaré mort juste après son enrôlement dans les maquis, pour prévenir toute représailles sur les membres de sa famille. Ce qui n’avait empêché le gendarme de Michelet de gifler, mon oncle Mohand Ouali lors d’un contrôle des morts et des vivants (article paru sur le site Internet de la ligue des droits de l’homme de Toulon) pour a voir nié tout lien parental avec ce ‘ fellagha » pour reprendre l’expression de ce même gendarme. Mon cousin Mbarek est tombé dans une embuscade, donné et attiré par un harki du nom de Deh’ dans un guet-apens ! « Avancez, ne craignez rien, nous sommes frères » lui avait il lancé quand mon cousin Mbarek s’est trouvé nez à nez avec les chasseurs alpins qui lui avaient tendu l’embuscade, et qu’il leur avait crié « qui va là ‘! » Si Hadj Mohand Smail : mon beau frère , quant à lui , disparu à la fleur de l’âge, son endurance ne lui a pas permis de tenir jusqu’à l’indépendance. Pour ceux qui avaient refusé de se plier à l’ordre oppresseur, violent du colonialisme laissant derrière eux des enfants sans nourriture, sans soins ni protection, Le capitaine Wolf savait que leurs enfants pour le moment étaient inoffensifs. Sans danger pour les intérêts de la France coloniale. Mais ils doivent être surveillés de près. Ne sait-on jamais, car comme dit le proverbe, tel père tel fils et puis chez ces kabyles cet esprit belliqueux a quelque chose de séculaire. Il vaut mieux être préventif, vous diront ces scientifiques français qui avaient déjà réalisé par le passé « l’expédition scientifique » de la Kabylie. Il faut accepter de les rapprocher du camp, de leur village natal, s’ls en exprimaient le besoin bien entendu, la demande. De la sorte nous pourrions prévenir tout risque de contagion. La culture française et la civilisation raffinée de l’occident adoucira leurs mœurs et surtout leur fera oublier leurs origines berbères ou arabes qu’importe. Le capitaine Wolf, disons le sans aucune hypocrisie, à titre de témoignage historique avait répondu positivement à la demande de nos mères et chibanis trop âgés pour rejoindre le maquis choisi par les adultes. La réponse était, reconnaissons le, des plus sincère et dans la logique des choses en même temps :« maintenant qu’il ne reste que les femmes, les enfants et les vieillards, il n y a aucune crainte à ce que qu’ils soient nos voisins, à coté de nous, même si le village iferhounene n’est guère à plus de 150 mètres de notre camp des chasseurs alpins.C’est à la fin d’un hiver rude et impitoyable que nous avions rejoint notre village natal dont nous avions été privé pendant plus de 1 an. Ce qui nous avait contraints de perdre une des meilleures années de notre jeunesse à errer dans les villages voisins, sans ressources ni affection, ni instruction, ni éducation de nos pères. Le capitaine Wolf et le lieutenant, Pelardi en ont décide ainsi. Ils en ont eu pour leur grade et la postérité. Comme pour nous faire croire que l’approche du printemps signifiait pour nous que nous avions été suffisamment châties par Dame nature par le sort ou par la volonté du roumi pour enfin rejoindre ceux qui ont été apprivoisés, soumis, matés neutralisés , meurtris , après la démarche ambitieuse, démentielle des envahisseurs : car séduire ou réduire était l’alternative qu’offrait ce système inique aux villageois.Nous enfants primitifs , naïfs , privés du savoir, de nourriture de soins et d’affection avions failli être conquis , envahis ; saisis de culpabilité , pour la mort de nos papas- le système colonial, cette machine organisée pour répandre systématiquement le mal, la torture et la mort nous a marginalisés, diable ! J’ai failli, dans mes pensées primitives naissantes, immatures, me sentir anormal, inadapté psychologiquement, attardé mentalement pour n’avoir pas épousé rapidement sans difficultés les idées de l’école coloniale française. Apprendre à lire et à écrire en français n’était rien devant la mission civilisatrice du Roumi. Fallait-il passer par « balek ! Balek, disait un balayeur. C’était notre première leçon d’enfants barbares candidat à la culture Roumie.Malek est un petit kabyle !mais j’avais compris vite que je n’avais pas besoin de fréquenter l’école française des soldats fse qui pourtant avaient beaucoup d’estime pour nous pour savoir que je suis kabyle moi-même et que l’arabe ne pouvait être , dans ce système colonial ,que ce balayeur. Nous avions été tous inscrits à l’école et, nos maîtres école : Robert , Marcel , Guy, Madame Boucher, Abderahmane ( appelé d’origine algérienne) , ne savaient sans doute pas que nous étions tous enfants de fellaghas morts pour l’Algérie meurtrie mais pour les fervents partisans de l’Algérie française , n’étaient que d’anonymes rebelles , hors la loi, criminels et donc méritaient d’être élimines -ils sont irréductibles ;ils se sont opposés aux desseins « philanthropiques » de l’humanité européenne, aux objectifs bénéfiques de la colonisation. Mais ces enfants orphelins et non moins fils de fellaghas doivent être pris en charge au plan disciplinaire, surveillés discrètement car comme dit l’adage « tel père tel fils »En effet, nos premiers réactions d’enfants révoltés, mal aimés, abandonnés, rejetés par le système colonial, car conséquence de dégâts collatéraux que les hommes politiques français doivent accepter généreusement pour l’avoir intégrée aux prévisions de la guerre, dans l’intérêt supérieur de la grande nation, l’empire français, au nom de la mission humanitaire civilisatrice. Je dois dire que nos premières turbulences ne tardèrent pas à se manifester et en voila le récit authentique de l’une d’entre elles, « un jour, Saadi, fils de fellaga élève de l’école primaire à l’âge de 10 ans, s’est trouvé une idée géniale, insolite pour s’amuser, s’extérioriser, se permettre des folies d’enfant irrité, délaissé.Ses frustrations contenues depuis des années, la peur, la faim et l’absence d’affection vont faire naître en lui un instinct de révolte, de destruction, inconscient. Il décida, avec quelques uns de ses camarades de s’initier à la casse. En quoi faisant ils décidèrent, ces fils de fellaghas, de pénétrer à l’intérieur des baraques préfabriquées qui servaient de salles de cours pour s’emparer des livres de classes qu’illustrent de belles images en couleur. Ils raflent tout ce que les bras d’enfants chétifs pouvaient enlacer et emporter en un seul voyage. Une fois rentrés à la maison, ils s’empressèrent d’une main agile, avec des yeux écarquillés de plaisir et d’émerveillement, ils d’arracher toutes les pages illustrées par des photos en couleur criarde. Un délire de possession venait d’être guéri chez ces enfants démunis. Car ce cadeau du ciel que même nos aimants parents ne pouvaient nous offrir et surtout venant de ce roumi, ennemi juré de notre vie, notre jeunesse volée notre avenir empoisonné des années durant, dans un contexte de peur, de violence et de stress permanant. Un cadeau qui nous vient de ce camp de chasseurs alpins, avec à leur tête le capitaine Wolf qui a réduit notre famille à la mendicité autant dire que ces images remplissaient pour nous les fonctions de jouet que nous ne rencontrions que très rarement, autant que cela assouvissait en nous l’instinct de vengeance puérile sur ceux qui avaient fondé tout ce mode d’organisation, cette philosophie, cette culture, ces images, ces livres. Cet acte réunissait en nous, en notre conscience refoulée, une double satisfaction celle de nous procurer d’abord un moment de plaisir psychologique immense, de posséder par des images des jouets, des biens pour enfants et celle de punir inconsciemment le roumi en lui soustrayant en cachette, en infraction de l’ordre établi, des règles de discipline de l’école coloniale, en hors la loi, ces biens, ces moyens, il est vrai , non violent d’asseoir son autorité sa domination, son règne. Cette infraction a l’ordre politico militaire établi, cette école coloniale, comme instrument pacifique de domination trop révélateur du caractère dangereux de ces petits fellagas va être vite pris en mains par le capitaine Wolf lui-même commandant le sinistre camp des chasseurs alpins campé à iferhounene.Il donna l’ordre, ce capitaine, d’enquêter et de lui ramener, présenter tous les suspects. C’est ainsi que mon cousin Saadi s’est retrouvé, à l’âge de 10 ans, au camp, en face d’un célèbre capitaine. Choisi et emmené par un chasseur alpin selon le critère qu’il était difficile de ne pas soupçonner. Ce qui m’avait fait pencher pour cette hypothèse, secrètement manigancée c’est que tous les enfants de fellaghas, avaient été soupçonnés de ce crime de trouble de l’ordre établi Pourtant Dieu sait que d’autres enfants « normaux » ont fait partie de cette bande qui avait ce jour mis à sac pas moins de 2 classes ou étaient entreposés de nombreux livres, tous aussi attirants les uns que les autres par la richesses de leurs illustrations – ce jour là , l’image de mon grand père Mohand Saïd excédé par l’expédition punitive lancée contre ses petits fils , tous orphelins de fellagas , n’ayant pu contenir sa colère , a failli s’impliquer dans cette affaire qui allait prendre une toute autre dimension , pour se terminer en un dramatique événement quand un soldat fse est venu nous enjoindre de nous présenter à notre tour devant le capitaine Wolf « vous allez cesser de traumatiser les enfants ou je vais faire un carnage- bande d’ennemis de Dieu «aadhaoune arrebbi » s’est-il exclamé en kabyle- Dieu vous fera payer un jour ce que vous faites endurer à la « oumma nenvi » puis « des enfant orphelins, par votre crime , et que vous pourchasser , terrorisez.Viendra, votre heure tôt ou tard. Par la grâce d’Allah tout puissant ! »Le soldat qui était venu nous chercher, en entendant ces mots, mêlés de colère avait fini par abandonner la partie et a décidé de faire volte face pour se diriger Vers le camp, résigné, tête baissée, je ne peux comprendre ce qui s’était passé dans sa téte. Avait il craint d’affronter mon grand père excédé ‘ ou bien avait il compati à la douleur d’unvieillard , impuissant devant cette machine à tuer les adultes et à tyranniser leur progéniture , vulnérables, exposé aux dangers de la vie. Mais pendant ce temps notre premier soupçonné, en l’occurrence Saadi était toujours aux mains du capitaine Wolf-Le capitaine Wolf est un homme dont la taille ne dépasse guerre 1m60. Il s’attelait à interroger notre petit cousin Saadi « Allez dites moi la vérité, avez-vous participé à l’intrusion dans les classes ‘ »Saadi » mon capitaine, si je vous disais que j’ai participé, est ce vous me relâcheriez » Le capitaine Wolf « si vous me dites que vous avez participé, oui, je vous relâcherais » Saadi « vous êtes surs, mon capitaine, vous n’allez pas me retenir dans le camp » LE CAPITAIEN WOLF « je vous relâcherais, si vous me dites que vous avez participé » SAADI : Mais vous allez me relâcher Saadi « Je vous dirai que j’ai participé, mais c’est sur que vous me relâcherez ‘LE capitaine Wolf « je vous relâcherai »Saadi » alors, je vous dis que j’ai participé » Le capitaine Wolf « allez y sortez »Ainsi Saadi avait été relâché non sans avoir été traumatisé par ce face à face avec le plus haut gradé des militaires de l’armée coloniale de la région. Cette armée qui avait auparavant abattu son père en 1959 dans un accrochage près de Boumessaoud dans la région d’imessouhal Au fonds de lui Saadi savait tout et surtout qu’il était fils de fellagha, que Wolf le savait aussi. Il savait que cette rencontre n’était pas inopportune. Elle était même planifiée. Peut être la curiosité de voir en face de lui l’enfant dont le père avait été tué par l’opération jumelle , le même jour que mon père et ma tante zineb dans une embuscade, n’a pu être contenue pour ce capitaine foudre de guerre, c’était également sur son ordre que mon père avait été fusillé « tuez le , c’est un fellagha !ils sont tous des fellagas dans la famille » et s’il s’en occupait pas personnellement , chargeant ses dociles exécutants , comme le lieutenant Pelardi , de revenir sur les lieux du crime ; même symboliquement pour y être contraint , souvent par sa mauvaise conscience.

• EXTRAIT DE L’OUVRAGE « Les troupes du colonel Amirouche, les chasseurs alpins et les harkis en Kabylie-1954-1962 »

 

6 juin, 2010 à 15:18


8 Commentaires pour “Le commentaire de Si Hadj Mohand Abdenour”


  1. si hadj mohand abdenour écrit:

    9
    Préface
    Un chasseur alpin raconte sa vie. Un fils de « fellagha »
    raconte la sienne. Ce qu?elles ont de communs, ces deux
    existences : le lieu du déroulement du drame, Iferhounéne,
    un village kabyle posté depuis l?ère des quinqué gentii1 sur
    un mamelon qui fait face à l?imposante chaîne du djurdjura.
    En y installant leur camp dés 1956, les forces
    d?occupation avaient visé un objectif stratégique, inspiré
    de la nature même du relief escarpé et de la position dominante
    du chef lieu de cette portion du territoire
    algérien : Observer les mouvements des villages environnants
    : Tifilkout, Ait arbi, Ait Hamou, Ait Mansour,
    Barber, Taourirt Ali Ouanacer, Tikilsa. Quant à Haadouche
    et les autres, même cachés, ils ne seront qu?à quelques
    minutes de marche de là, à portée de canon.
    Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura allait,
    des années durant, offrir une image apocalyptique ou
    se mêlent tous les malheurs d?un peuple marqué par son
    histoire déjà trop agitée : batailles sanglantes, embuscades,
    ratissage ?torture, viols, exécutions sommaires.
    Le chasseur et le fils de fellagha, ont passé ensemble
    une partie de leur vie, face à face, chacun de son coté de la
    barrière? Du barbelé qui sépare le village du camp militaire.
    Sans se connaître, ils ont vécu les mêmes
    événements historiques qu?ils ont ressentis chacun à sa
    1 quinqué gentii. Terme romain, utilisé pour designer les 5 premières
    tribus berbères installées au flan DJURDJURA, appelé par les romains,
    Mons Ferratus ou montagne de fer, en raison de la résistance
    farouche opposée à l?occupant.
    10
    manière, selon ses propres convictions. Différemment,
    voire parfois même antagonistes, malgré le point commun
    qui peut rapprocher les hommes dans certaines circonstances,
    dans leur pensée, deux hommes épris de paix et de
    justice.
    Dans la première partie de cette oeuvre ; Le chasseur alpin,
    nous livre les secrets de cette courte période de son
    service militaire, passée à livrer bataille malgré lui, à un
    ennemi invisible, au lieu disait-il, de séjourner en touriste
    insouciant dans ce qu?en métropole, on appelait, fanfaronnerie
    ironique « les vacances algériennes. »
    Je ne dirai rien de sa vie privée, et ne porterai aucun
    commentaire sur ses sentiments exprimés, dans ce livre
    qui a le mérite de nous dire des choses authentiques, sans
    détours, sur le drame vécu par le peuple algérien.
    Si l?histoire est authentique, les noms des acteurs ont
    été changés sciemment pour des raisons évidentes de respect
    de la discrétion. Mais cela ne leur enlève en rien, la
    reconnaissance du mérite ou la condamnation de l?opinion.
    Nous laissons le soin sur cet angle, à l?Histoire pour en
    juger.
    A coté des faits véridiques endeuillants relatés par le
    soldat, le narrateur a voulu mettre une place à l?amour, aux
    sentiments positifs, à travers cette édile pour la Femme,
    avec un grand F incarnée par YASMINA qui aurait pu
    s?appeler Lila ou khelidja, ou encore Jacqueline, et résider
    à Ait El Mansour, Taourirt ou encore Iferhounée, Tifilkout
    ou Iril El Arbi ou tout simplement Lyon, Marseille, Nantes
    dans un contexte de paix
    Cette histoire est le fruit de la pure imagination délirante
    du soldat français, pour rendre moins pénible, moins
    cruelle, moins insupportable la vie, quand la mort est devenue
    la rançon quotidienne pour tous, de quelque coté du
    conflit où l?on peut se placer.
    La deuxième partie de ce livre est consacrée aux récits
    des faits de ces événements à la même période, vu d?un
    11
    oeil d?enfant innocent, qui n?avait que 4 ans et grandi dans
    le fracas des armes jusqu?à l?age de 12 ans, pour finir seul,
    privé de tous ses parents happés par la machine de guerre
    infernale d?une puissance militaire. Ils sont 8 hommes de
    la même famille, tous dans la force de l?age, en bonne
    santé, bien éduqués, lettrés, à être tués par l?armée française,
    entre 1958 et 1960, tous les armes à la main. Ils
    étaient, ce que la propagande coloniale appelait « les Fellaghas
    », et, que l?enfant de la guerre, fils de « fellagha »,
    lui, a toujours pleurés, en secret, dans ses moments de plus
    grande solitude. Pour lui, il ne subsiste aucun doute : ils
    sont morts pour leur patrie, en martyrs de la révolution.
    Cette oeuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice
    du peuple algérien, le drame des hommes, des femmes et
    des enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés.
    Il est aussi une lueur d?espoir pour les générations montantes
    de pays développés pour refuser, rejeter le fait
    colonial et condamner la guerre.

    Livre 1
    Un soldat français m?a raconté?
    Un épisode de la guerre d?Algérie
    qui s?est déroulé dans mon village :
    Iferhounéne (Kabylie 1958-1960)

    Première partie

    17
    Insouciance
    Août 1957, la date fatidique approchait, au mois de septembre
    je serai convoqué pour effectuer mon service
    militaire.
    Ainsi une partie de ma vie s?achevait. Ma bicyclette
    appuyée contre un arbre de la forêt de Senlis, j?étais allongé
    sur un tapis de mousse et regardais le ciel bleu azur à
    travers le feuillage d?un chêne centenaire. Mon enfance
    me revenait en mémoire, toute ma tendre et heureuse jeunesse
    passée dans ce quartier populaire de la Villette où se
    côtoyaient Français, Italiens et Algériens sans grande harmonie
    mais sans trop de problèmes. Les années de guerre
    avaient eu raison des petites économies de mes parents,
    consacrées en grande partie à l?achat de denrées payées au
    prix fort, qui permirent à ma soeur et moi de nous alimenter
    à peu près correctement.
    Les instituteurs de l?école primaire de la rue de l?Ourcq
    m?amenèrent jusqu?au certificat d?études que j?obtins facilement,
    mais sans grand mérite, car j?apprenais facilement
    et souvent mes leçons étaient retenues sur le chemin menant
    à l?école.
    J?avais passé avec succès l?examen d?entrée en sixième
    du lycée Colbert, mais mon père, sachant qu?il ne pourrait
    faire face à de longues et coûteuses études malgré les
    bourses délivrées chichement, décida que j?apprendrais un
    métier manuel. J?avais une préférence pour le métier
    d?électricien, mais ma brave maman, gardienne d?immeu18
    ble, (on disait concierge à l?époque, d?une façon moins
    péjorative que maintenant) avait l?estime de « ses » locataires
    et au cours d?une conversation avec une demoiselle de
    l?immeuble, celle-ci lui fit part des avantages des métiers
    des arts graphiques.
    C?est ainsi qu?au mois de septembre 1951 la grande
    famille des typographes comptait un apprenti de plus.
    Merci chère maman de m?avoir fait épouser le plus beau
    des métiers, hélas, obsolète aujourd?hui.
    C?était le début de ma vie professionnelle, mais je ne
    quittais pas pour autant l?enseignement général ; tous les
    mercredis pendant quatre ans, je retrouvais les bancs et
    ateliers de la prestigieuse École Estienne ; les professeurs
    nous enseignaient avec autorité et compétence de solides
    cours théoriques et pratiques sur les métiers de l?imprimerie.
    Tous les soirs je rentrais chez moi vers 17h30 ; après
    une rapide toilette, je rejoignais mes copains au café « La
    Mandoline », c?était notre lieu de rencontre habituel ; le
    petit groupe que nous formions était sans histoire ; tout le
    monde nous connaissait, les quelques voyous du quartier
    eux-mêmes nous saluaient, nous avions usé nos fonds de
    culottes sur les mêmes bancs d?école ; pour eux, nous faisions
    partie du paysage depuis toujours et ils nous
    fichaient une paix royale. Nous avions de bons rapports
    avec les Italiens et les Maghrébins qui malgré leur nombre
    élevé se faisaient discrets.
    Après avoir dégusté une ou deux boissons non alcoolisées
    (le lait grenadine était très à la mode à cette époque),
    nous « montions » nonchalamment jusqu?au métro « Crimée »
    pour y retrouver d?autres copains et surtout nos
    chères copines? J?étais très amoureux de Denise. Avec le
    recul je pense qu?il s?agissait plutôt d?attirance physique ;
    ce sentiment qu?inspire une jolie fille de dix-huit ans à un

    Répondre

  2. si hadj mohand abdenour écrit:

     » Il est aussi facile de rêver un livre qu’il est difficile de le faire.  »
    Honoré de Balzac

     » Les troupes du Colonel Amirouche, les chasseurs alpins et les Harkis  »

    Résumé : 1958. Iferhounène, un village kabyle suspendu dans les airs, face à l?imposant pic d?Azrou n?Thor. Un village, mais aussi un camp militaire français. Les chasseurs alpins d?un côté, les fellaghas de l?autre. Abdenour a alors huit ans. Avec ses yeux d?enfant, il assiste aux exactions dites pacificatrices de l?occupant. Au choix des rebelles. A celui des Harkis. A l?être humain en action?

    Critique : Après « Fils de fellagha » et « La Guerre vécue par un chasseur alpin », Abdenour Si Hadj Mohand poursuit son travail de mémoire en dénonçant une fois encore le cauchemar colonialiste. Toujours aussi vibrant de colère et d?émotion, il apporte une pierre de plus à l?honneur d?un peuple algérien déchiré. Et s?il condamne, il cherche aussi à comprendre. A l?heure où certains veulent vanter les effets bénéfiques du colonialisme, il semble plus que nécessaire de se plonger dans cette leçon d?Histoire.

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  3. si hadj mohand écrit:

    Notre droit en 2008

    Par

    Abdenour Si Hadj Mohand

    Fils de fellagha

    Voilà bien des décennies que notre pays se cherche une voie de développement. On est passé de l?ère du parti unique caractérisé par le monologue et le suivisme aveugle, et depuis bien des pseudo stratèges ont défilé devant , nous faisant croire au miracle. Force est de constater malheureusement que les choses au lieu de s?améliorer se sont empirées depuis. Bien des faux managers ont défilé devant nous, bien des pseudo représentants du peuple nous ont fait croire que le salut est pour demain. Malheureusement, le temps nous a dévoilé que ce n?étaient que des mensonges, ou simplement une vue imaginaire d?un esprit ascientifique. Si aujourd?hui, Ahmed Ouyahia parle de plan marshal, et si des éminences grises se posent les véritables questions aux véritables problèmes de l?ALGÉRIE, il est de notre devoir, à notre tour de revendiquer le droit à ?uvrer pour la sortie de crise de notre pays et même si nous devons passer par ce sacro saint pouvoir, nous le revendiquons, aujourd?hui, au nom des martyrs, pour les nouvelles générations.
    Oui ! Nous revendiquons le droit et le devoir de participer au pouvoir de régler les problèmes de ce pays
    Mettez nous à l??uvre et jugez nous ensuite voilà ce que vous pouvez, vous, revendiquer par la suite à votre tour. Nous avons, nous aussi, le droit de participer au pouvoir

    Répondre

  4. si hadj mohand écrit:

    Le devoir de mémoire ne s?arrête pas à 1962

    Si nous décidons d?écrire notre histoire en commençant depuis la nuit des temps, nous devons dire ce qui s’était réellement passé sur notre territoire. Ce que nos ancêtres ont subi des envahisseurs : expropriation, exactions, exécutions, viols, tortures, impôts, emprisonnement, déportations, camps de concentrations, privations. Mais il faut dire aussi que bien des soldats et des colons appartenant au camp adverse ont trouvé la mort sur cette terre sacrée qu?est l?Algérie.
    l?histoire n?a pas fini de s?ecrire et ce n?est pas seulement,en temps de guerre que les mémoires se mettent à renvoyer ce qu?elles n?ont pu digérer , pour le transmettre , non seulement aux générations futures mais aussi pour exorciser le mal. Ainsi va la vie, nos ancêtres ont vécu l?enfer de l’occupation, mais nous, nous devons transmettre notre testament à nos petits enfants qui, déjà, sont presque perdu dans le désert du temps. La guerre est finie, la construction du pays commence en 1962.
    E si , des problèmes se sont formés , grossissant au fil des ans pour ce peuple à peine sorti de la famine et de la terreur , pour se transformer , en chômage , en délinquance , en drogue et en suicide , ou en harraga, c?est qu?il y a quelque part une carence en matière de prise en charge de ce peuple vaillant dans sa destinée , son avenir socio économique.
    L?Algérie étant un pays très riche, et les gouvernements successifs se sont donnés les moyens de répondre à son attente. mais voila bien 46 ans que l’on continue de tâtonner pour trouver la voie salutaire pour enfin mettre au placard , la triste condition du sous développement de ce peuple longtemps martyrisé , asservi , subjugué , torturé , humilié. Et si aujourd?hui des jeunes de mon Douar se découvrent subitement une tendance irrésistible au suicide, ou encore une propension à la consommation de drogue, du vin et autres stimulant de rêves insensés, meurtriers, c?est qu?il y a là matière à réfléchir. ou pour abonder dans le même sens que Ahmed Ouyahia , un plan marshal est plus que d?actualité, comme aux Etats Unis D4Amerique comme en 1929, avec cette grosse différence que nous , sommes en Algérie et dites vous bien en l?an 2008 , si je me trompe , corrigez moi s?il vous plait ! D?où vient donc cette malédiction ? D?aucuns vous diront que c?est à cause de Boumediene, ou encore au parti unique. Moi, je ne le crois pas trop. D?autres vous diront que c?est la faute à Chadli. Ou encore à la libéralisation. Il y en aura même qui vous diront que c?est l?impérialisme américain, parfois aidé par le sionisme et les réactionnaires intérieurs de tous bords. Pour se retrouver dans cette jungle de politiques, de plans nationaux, de commissions, de conseils des ministres qui avaient fini par remplacer les purs et durs conseils de la révolution, il est bon de marquer une halte et de faire sa propre introspection. D?où cette question lancinante du devoir de mémoire qui nous taquine de façon récurrente l?esprit et, qui, forcement devra transcender les dates historiques des guerres de libération. Si l?Etat n?a pas pour fonction de défendre le peuple, car le peuple n?a jamais été l?Etat, d?un point de vue théorique, en tout cas, selon le droit constitutionnel. Il existe tout de même une entité qui le représente et qui se doit d’être son porte parole, quand ce n?est pas tout simple son avocat défenseur. la question que l’on peut se poser aujourd?hui nous permettra sans aucun doute de répondre à cette inconnue : qui est réellement responsable de la misère grandissante de ce peuple : chômage en augmentation , crise de logement , insécurité, la paupérisation criarde, les fléaux sociaux ( drogue prostitution , suicides, harragas etc..). Qui était sensé poser les véritables problèmes de cette société, libéré du colonialisme ? Qui était sensé être à l?écoute de ce peuple abandonné ? Qui était élu par ce peuple, pour le représenter et le défendre contre les éventuels oublis ou dépassements du pouvoir.
    S?il est vrai que la situation du peuple n?a paradoxalement fait qu’empirer depuis l?indépendance, à ce jour, c?est qu?il y?a quelque part un motif à cela. Même si à contrario du cheminement progressif vers une dégradation du pouvoir achat du citoyen, nos chers élus, ont vus leurs standing nettement améliorés, et je dirais même plus, pour certaines devenues enviables, le devoir de mémoire nous interpelle toujours, comme cette voix du mort qui hante les esprits et nous oblige donc à raconter l?histoire à nos enfants, non seulement de la période coloniale, mais aussi post- coloniale, pour savoir lequel des deux avait été arnaqué : le peuple ou ses représentants ? Pour mieux guérir le mal bien sur !

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  5. si hadj mohand écrit:

    la Kabylie ? j’ai mon mot à dire!

    Je suis né là bas et là bas j’y ai vécu jeune , dans le fracas des armes.J’y ai grandi , et y souffert comme tous les adolescents. je comprends ma kabylie même si j y suis contraint un peu de l’abandonner.Mais j’ai mon mot a dire :
    - chômage
    - dés?uvrement
    - absence de perspectives
    - drogue
    - délinquance
    - insécurité
    - athéisme vous dites? moi je dis non!
    - suicide

    comment en est on arrivé là? les revendications sociales ont elles été satisfaites? Mais, encore faudrait il savoir savoir si nos ex elus les avaient soulever? faites donc appel à votre memoire messieurs les députés de l’ex parti unique et dites nous si vous avez souvenance du contenu de votre emploi du temps , de votre agenda? regardez bien si tous ces maux de la société figurent dans votre programme? faites appel à votre mémoire, car ,le devoir de mémoire continue.
    sans rancune
    si hadj mohand

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  6. si hadj mohand écrit:

    après 46 ans d’indépendance , il est temps de faire le point et d’analyser les décennies qui se sont succédées.il est également opportun de distinguer ,les acteurs politiques économiques et sociaux durant les différents gouvernements qui se sont succédés.
    la parti unique, l’UGTA , ARROUCHS, LES ATE/ATU, L’APN, les partis politiques, chacun doit faire sa propre introspection pour voir si sa responsabilité n’est pas impliquée dans la crise que nous vivons.
    Je n’ignore pas bien entendu , les présidents qui se sont succédés : BOUMEDIENE, CHADLI, ZEROUAL,BOUTEFLIKA
    faisons le point de chaque époque et tirons la conclusion.il faut critiquer constructivement ces PHASES et tirer les leçons du passé.

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  7. iferhounene écrit:

    Kabylie (Tadmait) 1972 : les souvenirs d?une petite fille

    Sur les berges du Sébaou il n? y?avait pas seulement des personnes qui pêchaient, on jouait aussi de la guitare. Des fois avec des vraies guitares des fois avec des guitares faites avec des bidons d?huile auxquels on clouait une planche sur laquelle étaient alignées des fils de pêche. Ça donnait un son qui, accompagné de la derbouka était amusant. Il écorchait un peu l?oreille certes, il valait mieux cela qu?autre chose. Faute d?avoir une école de musique et d?étudier le solfège, les jeunes de Tadmait s?adonnaient à une activité musicale par leurs propres moyens ?????.elle est où la révolution culturelle dont on nous rabâchait les oreilles sur les ondes de la radio ?quand des jeunes oisifs ne trouvent même pas de lieu pour s?exprimer, s?approprier l?art. Heureusement que le Sébaou était là il avait bercé leurs rêves au rythme des printemps tranquilles et des étés chauds, et, quand ils nous voyaient arriver ils s?arrêtaient de jouer leur musique, par respect, ils baissaient la tête, comme s?ils étaient pris en faute, j?avoue que jusqu?à présent, certains sons me revenaient, et c?est avec plaisir que je les fredonne toute seule, et je souris en les fredonnant, cela donnait un peu de baume à mon âme endolorie. Quand la nuit tombait, chez les grands parents on se retrouvait tous autour du feu, les flammes avalent les bûches de bois d?olivier et la lumière de ce feu donnait tant de beauté aux visages en projetant les ombres sur les murs pour les éterniser dans mon esprit à jamais.
    extrait de « une fille révoltée »par si hadj mohand abdenour

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  8. iferhounene écrit:

    Algérie (Kabylie) 1854-1857

    1959-kabylie
    Le docteur Bertherand nous rapporte dans son livre « Campagnes de Kabylie » des faits pour le moins insolites. Sa sincérité et sa conviction en la mission civilisatrice mais aussi sa fidélité aux gouvernants, sont autant de critères valides pour accepter la véracité de ses témoignages, en les soumettant à une analyse contradictoire, neutre et fructueuse, nous pouvons déduire beaucoup de choses.
    Écoutons donc le Docteur et méditons aujourd?hui sur le contenu de ses narrations :

    « La troisième division a porté l?extrême droite de cet arc vers thiferounene (Iferhounéne : ath iferhounene) chez les Béni Bou-Youcef (Abi Youcef ou Ath Bou Youcef): son objectif est le col de Tirourda. Le général Mac Mahon, à l?extrémité gauche, s?est échelonné successivement de djemma El Korn vers Tiferdoud et Timezguida, notre ancien bivouac en 1854, Sur un plan postérieur, la première division, avec quartier général, au centre, rallie Tiferdoud, prête à appuyer de là les colonnes d?avant-garde. Quelques kabyles embusqués sur les contreforts des Béni Thouraghs (Ittourars), essayaient vainement d?empêcher le campement de la deuxième division à Timezguida. Ils nous tuent un homme et en blessant un autre pendant ce temps, la troisième division pénétrait de vive force dans thiferounene,qu?elle livrait aux flammes , après avoir seulement quatorze blessés(juste qu?il faut signaler au passage que dans l?arithmétique du docteur , ces blessés finissent toujours par passer de vie à trépas)?.à l?aube du jour , les habitants d?Akchour, Ait Soumer ; Ait Aissa de Takhlich, Ait Abdellah ;d?Abizez, se virent ainsi pris à revers, dominés, cernés,coupés de la retraite, la panique fut telle qu?ils s?enfuirent presque au hasard. Bon nombre d?entre eux, femmes, enfants, troupeaux(on remarque que, fidéles à elles- mémes, les forces coloniales ne font aucune distinction entre guerriers adverses , femmes , enfants ou troupeaux), butin, tombèrent en notre pouvoir : à peine, par quelques coups de fusils , protestèrent -ils contre l?incendie de leurs demeures?.deux hommes tués et trente quatre blessés ont été , de notre coté le prix de ces combats qui ont coûté aux illilten de douloureux sacrifices (ce qui a été réédité en 1958 quand Tifilkout a été d?abord soumise à un blocus pendant 9 jours puis bombardé au napalm. C?est du reste là , le 14 Mai 1958 que le lieutenant Capelle et un sergent ont été tués lors d?un accrochage meurtier), entre autres plus de 230 prisonniers la plupart des femmes et des enfants?(la proie facile des foudres de guerre de la France coloniale encore une fois).parmi nos blessés se trouve le général de Ligny,frappé non loin du lieu où les balles des Menguellet l?avaient atteint déjà, en 1854?.au moment ou il traçait le camp de sa brigade?le général reçut d?un kabyle embusqué, le dernier des coups de fusils tirés , de la dernière des journées de feu de la campagne 1857. La balle, entrée au devant du moignon de l?épaule droite »

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