Bienvenue sur Ahnif & Tamelaht

Ahnif…Les espaces communs squattés

Quelque habitants du quartier des 50-Logements nous ont saisi pour prendre à témoin l’opinion publique et dénoncer  la non intervention  des pouvoirs publics face à la dégradation accélérée de l’ambiance et de la convivialité dans de leur quartier résidentiel. Selon nos interlocuteurs, les habitants des rez-de-chaussée des immeubles ont accaparé les terrains attenant à leurs habitations, en les entourant de clôture pour en constituer des chasses gardées. Il va de soi que par l’implantation de cette clôture, ils privent les enfants d’un espace de jeu primordial  à leur croissance  et leur épanouissement. En outre, les espaces situés entre les pieds des immeubles et les trottoirs sont détournés de leur usage et servent de parc de stationnement de voitures au lieu et place d’espace de jeu pour enfants et de circulation d’une façon générale. Ces temps-ci, l’atmosphère est devenue invivable par suite de la prolifération des moustiques, dont l’agression et les piqûres ne s’arrêtent ni de jour ni de nuit, donnant même dans quelques cas lieu à des consultations médicales pour les victimes. Toutefois, l’un des interlocuteurs semble plus alarmé par l’absence d’une politique de régularisation et de partage de jouissance des espaces communs. Selon ce dernier, cette carence est source de conflit entre voisins partageant le même immeuble. Particulièrement, pour toutes les situations où les habitants des étages du dessus, tentent d’outrepasser les clôtures pour récupérer leurs objets projetés par les vents ou par l’inadvertance des gosses. Ainsi, ces habitants crient leur colère face à ce qu’ils considèrent d’indifférence à leur égard malgré leurs incessantes interpellations de l’executif communal au “ complet” et réitèrent l’interpellation des pouvoirs publics de rétablir l’ordre  et la discipline par quelques moyens rendus nécessaires au regard des risques de conflits auxquels sont exposés les habitants du quartier. De même, les habitants entendent faire valoir le droit de leurs enfant des aires de jeu et de toutes les commodités accompagnent les habitations collectives. Pour conclure, ils rejettent le laxisme de l’exécutif communal et leur impuissance, devant la gravité de la situation.

D. Meghras

19 juillet, 2008 à 11:50


Laisser un commentaire