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Hommage à Salah Saadaoui

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 Adieu et merci 

Auteur, compositeur et interprète, il a aussi fait du théâtre aux côtés du regretté cheikh Nourredine et Kaci Tizi Ouzou.

Sous le haut patronage du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), le centre culturel Matoub Lounes de Raffour, dans la commune de M’chedallah, organise, ce week-end, avec la collaboration d’un collectif d’associations culturelles, deux journées artistiques en hommage à Salah Saadaoui, l’un des pionniers de la chanson algérienne et kabyle de l’émigration.Cet artiste émérite est né en 1936 à Tamelaht, une localité de la commune d’Ahnif, dans la daïra de M’chedallah, à 40 km à l’est de Bouira. Il a vécu son enfance à Alger après le retour de son père de l’exil en France. Il avait intégré à cette époque la chorale de l’association l’Espérance sportive et c’est là qu’il rencontre Missoum, qui avait déjà son propre orchestre. Très jeune, il s’intéressa alors à la musique arabe qu’il entend dans les films égyptiens. Salah Saadaoui fera par la suite partie du groupe la Rose blanche avec des amis pour animer, chaque samedi, des galas dans les cafés maghrébins et des soirées à la Casbah. En 1954, il émigre à Paris pour travailler en usine, mais son destin l’amena à être engagé par Missoum, comme batteur et choriste pour ses petits galas et soirées qu’il animait dans les cafés nord-africains, et, quelque temps après, pour des enregistrements de disques. Salah Saadaoui a aussi composé des chansons pour plusieurs artistes algériens et participé dans des galas aux côtés de plusieurs vedettes de la chanson kabyle comme Akli Yahiaten, Cherif Kheddam, Taleb Rabah… Auteur, compositeur et interprète, il a aussi fait du théâtre aux côtés du regretté cheikh Nourredine et Kaci Tizi Ouzou. Par ailleurs, dans son entourage, on ne cesse de citer Salah S. parmi les premiers membres actifs de l’Académie berbère en 1966. Durant toute sa vie, Salah Saadaoui a célébré l’indépendance du pays comme dans Ïchrak itij, youli wass (le soleil a rayonné et le jour s’est levé) comme il a chanté ses peines ou les joies, les misères et la nostalgie du pays des ancêtres chez les émigrés avec El Menfi, Aami Slimane ou Irouh Nif. Ce nationalisme à fleur de peau n’a cependant pas empêché Saadaoui de rejoindre, de son vivant et malgré lui, Slimane Azem et Farid Ali qui incarnaient l’archétype de l’artiste algérien brimé et écarté par les autorités de son pays. Salah Sadaoui décédera d’ailleurs dans un hôpital parisien, à l’âge de 69 ans, à la suite d’une longue maladie, loin de son pays et des siens parmi la population de la localité Tamalaht. Ces derniers ne l’ont cependant pas oublié. C’est ainsi qu’ils ont décidé de lui rendre un vibrant hommage pour lequel les organisateurs ont mis au point un programme d’activités prévoyant, entre autres, des expositions de photos, œuvres et écrits qui retracent la vie de l’artiste, des tables rondes de témoignages avec des artistes, les amis et les proches de Salah Saadaoui et des activités artistiques qui auront lieu durant toute la journée du jeudi dans l’enceinte du centre culturel. Pour la journée de vendredi, les organisateurs ont prévu un grand gala artistique avec la participation de plusieurs vedettes de la chanson kabyle telles que : Amour Abdenour, Ouazib, et des personnalités de la culture et de la communication ainsi que des jeunes chanteurs de la région. D’autres figures de la culture et de la chanson, à l’image d’Aït Menguellet et Akli Yahiaten, pourraient marquer leur présence, ont indiqué les organisateurs de cette manifestation qui, avec cet hommage, espèrent donner un coup de pouce à l’activité culturelle et artistique dans la région. D’autre part, il est prévu pour la semaine prochaine le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt, avec la participation des parents et proches de l’artiste et des représentants de la société civile.

-La tribune

11 novembre, 2007 à 12:21


2 Commentaires pour “Hommage à Salah Saadaoui”


  1. kabylos écrit:

    c est une grande perte, il restera ds notre coeur.
    homme de culture homme engagé homme tout court
    si seulement c etait les tyrans qui partaient en premier………….

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  2. zinousadaoui écrit:

    oui ta raison mon frere cest un homme tout court et on a pas de chance on a pas loccasion dassister ces concern en scene directement .mais bon maktoub allah yrahmou

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