Bienvenue sur Ahnif & Tamelaht
  • Accueil
  • > HISTOIRE
  • > Ahnif pendant la guerre 54/62//Vingt cinquième partie

Ahnif pendant la guerre 54/62//Vingt cinquième partie

Vingt cinquième partie   

Les 1ère et 4ème Compagnies et la C.C.A.S. débarquent à Sélim à 20 heures, traversent l’Oued Tamarir, et escaladent le versant Nord de la dorsale des Azerou, pour arriver vers 22 heures sur leurs positions : - C.C.A.S. à l’Ouest de la cote 630, sur la piste de la Djemaa, - au centre, la 1ère Compagnie, sur la crête 664 – 6I3, - le P.C. et la 4ème Compagnie à l’Est, sur 54I, entre le Chabet Ouisakan et l’oued Barbar. La nuit est chaude, et relativement claire. À 22 heures 30, l’embuscade de la C.C.A.S. établie sur 630, intercepte deux hommes, lourdement chargés, qui remontent de la vallée de l’Oued Ed Douss. Ils jettent leurs charges aux premiers coups de feu, et ripostent de quelques coups de fusil de chasse avant de disparaître dans le Chabet Timergas. Le Commandant Maraval déplace la 1ère Compagnie, qui vient s’établir en barrage entre la cote 536 et le débouché du Chabet Ouisakan. La 4ème Compagnie, de son coté, vient prolonger ce bouclage à l’Ouest, sur la piste de crête d’Iril Traoua. La seconde partie de la nuit est calme. Le 28, à 6 heures 30, la C.C.A.S. ratisse le lieu de l’accrochage de la veille et récupère les ballots de ravitaillement abandonnés par les fuyards : pain, légumes frais, fruits, vivres divers et conserves. Le P.C. fait mouvement vers l’Oued Ed Douss. À 8 heures, l’ordre est transmis aux 1ère et 4ème Compagnies de décrocher et de se diriger vers le Sud de Bou Tiguer, où les véhicules viennent d’arriver.


La C.C.A.S. termine son ratissage vers 9 heures. Retour aux cantonnements Au cours de la matinée du 28, des enfants du village de M’zarir, qui s’étaient aventurés en zone interdite, au Nord du village, provoquent la mise à feu d’un piège. L’un d’eux est malheureusement tué, un autre blessé, qui est immédiatement soigné et évacué sur l’hôpital d’Aumale. Le 30, les sections de Partisan 4, qui se doraient au soleil de Tigzirt, sont relevées, sur le sable de la plage, par la seconde moitié du commando, et rentrent à Dra El Khemis. Une nouvelle opération de secteur est exécutée le 3I, dans la région de Beni Yagoun. Y participent les 1ère, 2ème, 3ème Compagnies et
la C.C.A.S., sous le commandement du chef de corps. Le convoi quitte
la Ferme Porcher à I9 heures, récupère au passage les véhicules de la 1ère Compagnie. Le débarquement s’effectue à I9 heures 40 à hauteur des mechtas abandonnées de Tenouichi. Le P.C. et
la C.C.A.S. traversent Sélim et l’Oued Tamarir et viennent prendre position sur 804. La 1ère Compagnie occupe le versant de 909, entre le village de Thiaramtz et la crête. Mise en place terminée pour 22 H.  Partisan 4, de son coté, a rejoint Aïn Allouane, et, de concert avec la 3ème Compagnie est allé débarquer au Col De Tikjda. La 3ème Compagnie redescend jusqu’à
la Djemaa Toumellitine, par la piste d’Abd El Moumen, Partisan 4 occupe la crête du Taouialt. Mouvements terminés à 24 heures. Nuit calme. Le piper d’observation, mis à la disposition du Commandant Maraval, prend contact, à la verticale du P.C., à 6 heures. Le P.C. rejoint alors la 3ème Compagnie à
la Djemaa. À 7 heures 40, la 3 commence, d’Est en Ouest, la fouille de l’Oued Toumellitine. Partisan 4 ratisse le flanc Ouest du Taouialt, en direction du Sud. Le ratissage est terminé à 9 heures, après la découverte par Partisan 4, d’un emplacement de guet, dans les bois, au Sud de Beni Yagoun. Embarquement à Sélim à IO heures 30, et retour aux cantonnements Août Les deux sections de Partisan 4, qui étaient au repos à Tigzirt, rentrent le 2 août, tandis qu’à El Esnam, une prise d’armes se déroule à l’occasion de la prise de commandement de la 4ème Compagnie par le Capitaine Claude Gaillard. Le commando de chasse, regonflé par son séjour de quelques jours sur les bords de
la Méditerranée, quitte sa base le 3 août à I8 heures, et, par le Tizi N’kouilal, aborde la cuvette d’Irzer. Le Capitaine Gaston laisse la 2ème Section sur 1916, et descend au fond de la vallée avec sa section de commandement et les 1ère et 4ème Sections. Avant le petit jour les embuscades sont en place, camouflées dans les boqueteaux et ravins de la cote 1031, et protégées par le rideau de mines habituel. Au cours de la matinée du 4, bien que la région soit zone interdite, quelques civils sont observés, qui se déplacent dans les environs, à proximité du Ras Tizimis. Sans doute des ravitailleurs ! La nuit suivante, la 4ème section décroche, pour s’aller installer au Nord-Est du Ras Tizimis, sur la croupe cotée I342. Elle mine la piste qui descend du Djurjura vers le village d’Irzer, et se repartit en plusieurs petites embuscades. Dans le courant de la matinée du 5, un groupe de six fellaghas apparaît, à quinze cents mètres vers l’Est, sur la cote I595, et se dirige vers les embuscades, bientôt rejoint par un second groupe de trois hommes. Ils sont maintenant au centre du dispositif de la section, lorsque l’explosion prématurée d’une mine, qui blesse les Chasseurs Marius Botti Et Jean Dalmasso, provoque leur fuite et leur disparition. La nuit est calme, ainsi que la journée du 6 août. Le chef de section a profité de la nuit pour modifier l’implantation de son dispositif. 

Vers le soir, cinq hommes, sans doute les mêmes que la veille, se présentent sur le sommet de I595 et amorcent une descente prudente vers l’Irzer. D’un coup, à bout portant, le feu des embuscades se déchaîne. Trois rebelles restent sur place, les deux autres, bien que blessés, – des traces de sang le prouvent – réussissent à disparaître dans le maquis environnant Les morts sont identifiés comme étant l’Adjudant Si Larbi, le Sergent Chef Akka et le Djoundi Aster Akli. Un fusil U.S. Garand, un P.A., des munitions et des documents sont récupérés. Le lendemain, 7 août, au matin, les sections de Partisan 4 procèdent au ratissage de la partie inférieure du versant. Le commando rentre à Dra El Khemis en fin de matinée. Le repli partiel du 50ème R.A., qui contrôlait le Quartier de Maillot, élargit le champ d’action du 22ème B.C.A.. Sous le commandement de son nouveau chef, le Capitaine Gaillard, la 4ème Compagnie – elle même relevée à El Esnam par un escadron du I9ème R.C.C.- prend possession du Sous Quartier de Saharidj et intègre
la Compagnie de Marche d’Illilten. En contrepartie de ce renfort, elle cède une section à
la C.C.A.S La portion centrale de la compagnie cantonne à Saharidj même, à proximité de
la S.A.S., et détache une section au poste de Beni Ouilbane, à un kilomètre au Sud-Ouest. Partisan 4 occupe la journée du IO à implanter un réseau de mines sur les pistes d’accès de
la Djemaa Toumellitine, et rentre le soir même à son cantonnement. Le commando retourne inspecter le terrain dans la journée du I3. Deux mines ont fonctionné. Des traces de sang confirment qu’il y a eu au moins des blessés. Les mines non explosées sont désamorcées et relevées. Tandis que la 4ème Compagnie commence à explorer son sous quartier : patrouilles et reconnaissances, l’École d’Escalade de
la Grotte aux Pigeons connaît toujours le même succès, sous la garde vigilante de la 3ème Compagnie. Partisan 4 passe la journée du I4 à observer les pistes d’accès au versant Nord du Lalla Khedidja, depuis les cotes 2078 et 20I8, et rentre à sa base dans la soirée. 


La C.C.A.S. et le commando sont maintenus en alerte le I5, pour parer à toute tentative de manifestation en ville de Bouïra. Le I6, Partisan 4 remet en place un champ de mines autour de
la Djemaa Toumellitine et sur les pistes de la rive Ouest de l’Oued Barbar, rentre le soir à Dra El Khemis, puis repart le I7 pour Saharidj où l’on abandonne les véhicules à la garde de la 4ème Compagnie. Les sections progressent jusqu’à Tala Rana, puis se répartissent pour pouvoir surveiller la cuvette d’Irzer. Le I8, la 1ère Section observe trois H.L.L. vers I829, quinze cents mètres en dessous du sommet du Lalla Khedidja, hors de portée. Le champ de mines est élargi au cours des journées du I9 et du 20. Le 2I, alors que l’on procède au relevage des mines, l’une d’elles explose, blessant le Sergent Chef Jean Baptiste Patrone et le Caporal Rassoul Saïd, qui sont évacués par hélicoptère sur l’hôpital de Tizi Ouzou.  Les cadavres de deux fellaghas sont retrouvés un peu plus loin, auprès d’un piège qui a fonctionné. Des traces sanglantes marquent la fuite d’un blessé. Alors que le champ de mines est presque totalement neutralisé, un nouvel accident se produit. Le Sergent Ahmed Kaloun, l’adjoint du Sergent Chef Patrone, met à feu une mine qui explose, lui arrachant les mains et lui criblant d’éclats le visage. Évacué par hélicoptère sur l’hôpital d’Alger, Kaloun y succombera le 26 août. Septembre Une prise d’armes a lieu le 4 septembre à
la Ferme Porcher, à l’occasion du départ du Chef de Bataillon Lonchampt, commandant en second du 22ème B.C.A., affecté au centre d’instruction du 27ème B.C.A. Il est remplacé par le Capitaine Marcel Verborg, qui vient de Chambéry. Cérémonie intime à laquelle assistait le colonel commandant le secteur et quelques personnalités civiles et militaires. Allocution prononcée par le Chef de Bataillon Maraval De Bonnery, le 4 septembre 1961, à l’occasion du départ du Commandant Lonchampt. Nous sommes réunis devant le Monument aux Morts du 22ème B.C.A. pour une cérémonie intime, à laquelle le commandant du Secteur de Bouïra ainsi que nos voisins et amis ont bien voulu s’associer. C’est pour faire nos adieux au Commandant Lonchampt, qui quitte l’Algérie après trente mois de bons et loyaux services. Il nous était venu du 6ème B.C.A., avec une citation et précédé d’une flatteuse réputation. Voilà dix-neuf mois qu’il est au 22ème B.C.A Je peux vous le dire, l’ayant vu de près, qu’il a, pendant tout ce temps, apporté dans ses fonctions tout son coeur, tout le poids de sa personnalité, son esprit de remarquable camaraderie. Qu’il en soit remercié ici au nom du Bataillon et en mon nom propre Il a vécu intensément la vie du corps et du quartier, participant à ses joies et à ses peines, et, pour ne citer qu’un chiffre, il a commandé personnellement plus de trente sorties opérationnelles. Il a très justement été récompensé de son activité, tant militaire que pacification par une citation à l’Ordre de
la Division. Je crois cependant que sa meilleure récompense sera le souvenir qui restera de lui au bataillon. Nous ne sommes pas près de l’oublier, qu’il en reçoive ici le témoignage. Notre regret de le voir partir est atténué par le fait qu’il va prendre le commandement d’un des plus beaux Centres d’Instructions Alpin, celui du 27ème B.C.A. à Annecy ; qu’il va pouvoir rejoindre sa famille, et que, ne quittant pas les chasseurs alpins, il ne s’agira, somme toute que d’une mutation interne.  J’en profite pour vous présenter le Capitaine Verborg, qui vient comme commandant adjoint. La valeur de son passé militaire est inscrite sur sa poitrine. Sa carrière, passée pratiquement toute entière dans les bataillons alpins, est garante de ses qualités, Le 22ème B.C.A., qui l’a demandé, est fier de l’accueillir. Au nom du 22ème Bataillon de Chasseurs Alpins, je souhaite la bienvenue parmi nous au Capitaine Verborg, et je formule au Commandant Lonchampt nos voeux de réussite et de bonheur dans sa nouvelle affectation. Tandis que la 4ème Compagnie développe ses activités de patrouilles et embuscades dans son nouveau sous quartier, Partisan 4, après deux jours de remise en condition du personnel et du matériel, opère, à partir de la soirée du 4, et jusqu’au 6 septembre dans le Sud de
la Forêt des Azerou. Au cours de la nuit du 5 au 6, une mine est mise à feu dans le ravin du Chabet Traoua – sans doute un chacal ! Une section pousse jusqu’à Iqueram, à l’Est, pour y tendre une embuscade. Retour dans la matinée du 7. Nouveau départ, le 8 au soir, pour Tikjda. De là, le commando gagne l’Agouni Guerbi et échelonne ses embuscades vers Aïn Tiboua et Tacca. Retour dans la matinée du 9, et évacuation du Sous Lieutenant Mestrallet, victime d’un accident. 
 

Le commando rejoint, le soir même, le Tizi N’kouilal et la cuvette du Boussouil, et dispose ses embuscades tout au long de
la R.N. 33. La section de commandement intercepte un individu qui réussit à s’enfuir, en plongeant dans le ravin que domine la route. Au cours de la nuit, une mine explose, sans résultat Le soir, le commando se déplace vers l’Est du Tizi N’kouilal et quadrille la haute vallée de l’Oued Selloum. La journée du I3 est calme, ainsi que la nuit suivante. Le I4, la 4ème Section accroche un petit groupe, vers Tala Toubroust. L’un des rebelles, le Sergent Chef Askeur Akli, est tué ; l’autre, bien que blessé, réussit à s’enfuir. Les embuscades se déplacent vers le Sud d’Irzer le long de la piste entre le village et Taddert El Djedid, pour remonter le lendemain vers
la Grotte des Singes, et rentrer à Dra El Khemis dans la matinée du I7. Au cours d’une patrouille dans l’Oued Guendour, le Chasseur Daniel Mollier, de la 3ème Compagnie, se blesse accidentellement. Le 2I, sous la conduite du Chef de Bataillon Maraval, les 1ère, 2ème, 3ème Compagnies et
la C.C.A.S. procèdent à une fouille du Bou Serdoun. Le convoi quitte
la Ferme Porcher à 5 heures 45, se renforce au passage de la 1ère Compagnie et de
la Harka d’Irhorat, ainsi que de la garnison de Guendour. Débarquement à 6 heures 30 au Pont de Sélim. Progression par Sélim et le pont sur l’Oued Tamarir jusqu’aux positions de départ, entre 654 et 804 : C.C.A.S. à l’Ouest, Harka d’Irhorat au centre et 1ère Compagnie à l’Est. Partisan 4, qui a quitté sa base la veille au soir et débarqué à Iril N’zerouine, est venu nuitamment tendre des embuscades sur la piste de
la Djemaa, entre 711 et 600. Le ratissage se termine à IO heures 30. Retour aux cantonnements. L’anniversaire du combat de Sidi Brahim est célébré dans toutes les compagnies le 22 septembre.  Le 23, Partisan 4 effectue la vérification du champ de mines de
la Forêt des Azerou et découvre le cadavre du Sergent Chef Si Mohand Akli. Un P.M. Mat 49 est récupéré. Décidément, l’avancement est rapide dans le Secteur 322/4, mais ses bénéficiaires n’en profitent pas longtemps ! Partisan 4 s’installe dans la vallée de l’Acif Boudra, du 28 septembre au 2 octobre. Octobre  En ce début d’octobre, la 3ème Compagnie développe l’instruction montagne. Alors que vient de se terminer le stage « Djurjura 3″, commence, à partir du 10 octobre, le stage « S.E.M. I ». Le commando de chasse grenouille les 3 et 4 dans la cuvette du Boussouil, où il découvre deux caches et en récupère le matériel, habillement et ravitaillement. La 4ème Compagnie, pour sa part, explore en détail la zone interdite de son sous quartier, et en piège les axes de circulation. Le 7, Partisan 4 procède à l’inspection du champ de mines précédemment installé entre Tacca et Iril N’zerouine. Le 8, il piège les pistes de l’Azerou Ourilles, à 8 kilomètres au Sud de la gare de Maillot, à l’Ouest de l’Oued Sidi Aïssa. Il maintient ses embuscades, les 9 et IO, au Sud de l’Azerou Ourilles, à proximité de
la Djemaa Sidi Aïssa, et rentre à Dra El Khemis dans la matinée du 11. Le 9 octobre, le P.C. du 22ème B.C.A., les services du corps et
la C.C.A.S., quittent
la Ferme Porcher pour aller chausser les bottes du 50ème R.A. à Maillot. Cette nouvelle extension du bataillon provoque un redéploiement des compagnies. Le Douar Innesmane passe dans la zone d’influence de
la S.A.S. de Bezzit. Les 1ères et 3ème Compagnies se partagent le Douar Haïzer et la partie Nord du Douar Tighrempt. La 1ère Compagnie, à l’Ouest, implante son P.C. à
la Ferme Porcher, tout en se maintenant au poste de Merkalla. La 3ème Compagnie s’articule entre Aïn Allouane et Tikjda. Elles constituent le Mizer (mi-Quartier Haïzer) dont le Capitaine Marcel Faure, qui arrive du C.I. du IIème B.C.A., prend le commandement. Ces deux compagnies se renforcent des deux harkas de Sidi Salah et d’Irhorat. Partisan 4, unité opérationnelle sans servitudes territoriales, conserve sa base de la maison cantonnière de Dra El Khemis. La 4ème Compagnie, depuis Saharidj et Illilten, contrôle les Douars Tachachit et M’chedallah. 


La C.C.A.S. prend possession des postes de Raffour et Aïssaoui, satellites de Maillot. Le I3, Partisan 4 entreprend la reconnaissance de son champ de mines de l’Azerou Ourilles et met en place une série d’embuscades autour du village d’Iril N’aït Ameur, de Tameziabt et de
la Djemaa Sidi Aïssa. Alors qu’il procède à la neutralisation d’une mine piégée, le Sergent Boteculet a les deux mains arrachées par l’explosion de celle ci, le Chasseur Hans Carol est atteint de plusieurs éclats. L’un et l’autre sont évacués par hélicoptère sur l’hôpital d’Alger. Dans le cadre de l’entraînement montagne, la 3ème Compagnie effectue le I5 octobre, en présence du chef de corps et du Colonel Bertin, de l’E.M., de la 27ème D.I.A., un raid d’entraînement dans le massif de
la Main du Juif. Le 17, les sections de Partisan 4 fouillent la région de Bou Tiguer, au Sud de
la Forêt des Azerou, et la basse vallée de l’Acif Boudra, entre les cotes 540 et 552. 
 Le I8, le commando relève le champ de mines autour de 20I8, au Sud du Tizi N’kouilal, rentre à sa base, puis revient, le 20, continuer ce travail entre 20I8 et I856. Patrouilles et embuscades continuent, dans tous les sous-quartiers jusqu’au 24 octobre. Ce jour là, dans le cadre grandiose des cimes du Djurjura, en présence du Général Simon, commandant
la Z.E.A. et la 27ème Division d’Infanterie Alpine, des chefs de corps des 6ème, 7ème, I5ème, I7ème B.C.A., du I59ème B.I.A., du 93ème R.A.M., du colonel commandant le Secteur de Bouïra et le I9ème R.C.C., et de nombreuses personnalités civiles et militaires, a lieu la cérémonie de passation de commandement entre le Lieutenant Colonel Maraval de Bonnery et le Chef De Bataillon Bley, nouveau chef de corps du 22. Tous les corps alpins de la division ont envoyé un détachement d’honneur et leur Fanion, le I5ème B.C.A. sa fanfare. Formés en carré, les différents détachements, les S.E.M., le commando Partisan 4, les harkas du bataillon, le maghzen de
la S.A.S., rendent les honneurs aux fanions des bataillons représentés. Le Général Simon, accompagné du Lieutenant Colonel Maraval, salue les fanions, passe la revue des troupes, et procède à une remise de décorations : Croix d’Officier de
la Légion d’Honneur au prestigieux chef du commando de chasse, le Capitaine Gaston, Croix de
la Valeur Militaire au Lieutenant Colonel Maraval, au Capitaine Nodot et à l’Adjudant Chef Tredemy. Le fanion du Bataillon vient prendre place en face du général. Celui ci fait avancer l’ancien et le nouveau chefs de corps. Il prononce la rituelle formule qui consacre le nouveau chef du 22ème Bataillon de Chasseurs. Le Lieutenant Colonel Maraval transmet le fanion du Bataillon à son successeur. Les unités s’alignent pour défiler devant les autorités et les notables, tandis que sonne la fanfare du I5ème B.C.A. Du 25 au 30 octobre, Partisan 4 opère successivement, le 25, au Sud de Maillot, autour du village d’Iril N’aït Ameur, les 26, 27, 28 et 29, en Forêt des Azerou, où il réalise un nouveau champ de mines, depuis la piste de
la Djemaa Toumellitine (cote 569) jusqu’aux ruines Akboub (537), en passant par 553, le confluent de l’Irzer Tisserift et du Chabet Ouisakan, et 423, sur la rive de l’Oued Ed Douss. Le 30, il piège le confluent de l’Acif Boudra et de l’Oued Ed Douss. Dans la soirée du 30, le commando, qui vient de rentrer à sa base, est mis en alerte, pour intervenir en cas de troubles dans la ville de Bouïra. L’état d’alerte est maintenu jusqu’au 3 novembre. Novembre Le 1er novembre, la 3ème Compagnie commence un nouveau stage d’instruction, « S.E.M.2″. Partisan 4 effectue, le 3 novembre, la relève des mines de la lisière Sud des Azerou, entre 569 et 537, et inspecte le champ de mines implanté entre Tacca et Iril N’zerouine, où une explosion a été entendue la nuit précédente. Un piège a effectivement explosé, autour duquel on découvre des vêtements déchirés, des linges et des pansements tachés de sang, un poste radio transistor et huit clips de munitions pour fusil Garand. Deux hommes, au moins, ont été mis hors de combat. Des traces récentes de passage d’un mulet laissent supposer que le ou les cadavres et blessés ont été récupérés et transportés ailleurs. Des renseignements recueillis auprès de civils des environs au cours des jours suivants feront état de trois morts et deux blessés graves. Une opération est menée, le 5 novembre, dans la vallée de l’Oued Rana, par
la C.C.A.S., la 4ème Compagnie,
la Harka de Maillot et le G.M.S.77, sous les ordres du Commandant Bley.  Le dispositif est mis en place pour I4 heures.
La C.C.A.S. et le P.C. occupent la crête Ouest de la vallée de l’Oued Rana, et le G.M.S. la crête Est. La 4ème Compagnie prend position en bouclage Nord sur la piste qui va de Beni Ouilbane au Koudiat Zimerani. Le ratissage commence à I4 heures I5. Il est effectué par
la Harka de Maillot et le G.M.S.77 et se termine à I7 heures 30, sans incident. Le 5 novembre, tandis que l’Ecole d’Escalade fonctionne à
la Grotte aux Pigeons, Partisan 4 procède à la fouille de l’Oued Tassala, entre la route et l’Oued Ed Douss, où des rumeurs situent un petit groupe rebelle. Le commando relève les mines posées entre Tacca et Iril N’zerouine le 8; le 9, il visite le champ de mines du Sud de la vallée de l’Oued Barbar, où une explosion aurait été entendue au cours de la nuit. Des traces de pas sont relevées sur les lieux de l’explosion. Une fouille des environs ne donne aucun résultat. La nuit est passée sur le terrain, en embuscade. Le lendemain, de nouveaux pièges complètent le dispositif déjà en place.  Les unités du « Mizer » – 1ère et 3ème Compagnies – et Partisan 4, prennent part aux cérémonies du 11 novembre à Bouïra, cependant qu’une prise d’armes a lieu à Maillot, avec le concours de
la C.C.A.S. et de la 4ème Compagnie. Dans la soirée, le Secteur d’Aumale diffuse la nouvelle de la mort d’Ahmed Cherarak, vieil ennemi du 22ème B.C.A. et du 3/I9ème R.C.C.. promu sous lieutenant et chef de Nahia à la mort de Gharbi Hadj Chérif, tué au cours de l’accrochage du 20 juillet, son groupe a été repéré à quelques kilomètres d’Aumale, tandis que s’y déroulait la prise d’armes, par un avion de surveillance. Un commando, rapidement amené sur place, a réussi à encercler la bande et à l’anéantir. Le I3, vers 2 heures du matin, une embuscade de la 4ème Compagnie, en position sur la piste, vers 746, au Nord-Ouest de Beni Ouilbane, accroche, sans résultat, un groupe de six fellaghas, qui se dispersent. Le renseignement assez vague qui avait provoqué, le 5, la fouille de l’Oued Tassala par Partisan 4, semble se préciser. Un sous-officier de l’état-major du secteur, qui, malgré l’interdiction, chassait seul dans les ravineaux boisés du Chabet Beni Brahim, au Nord de la route de Bouïra à Irhorat, s’est soudain trouvé face à face avec un individu qui émergeait d’un taillis et y est rentré précipitamment. Le Capitaine Faure, commandant le Mizer, décide d’effectuer un coup de main, au cours de l’après-midi du I4, sur le boqueteau où a eu lieu cette rencontre. Celui ci est rapidement encerclé par
la Section du Sous Lieutenant Sandon,
la Harka d’Irhorat (Sous Lieutenant Duplantier), et
la Harka de Sidi Salah, que commande le Lieutenant Jacquier. Au cours de la fouille, un abri-cache est découvert, pouvant contenir cinq ou six hommes, dans lequel on récupère quelques documents et du ravitaillement. Les ouvriers agricoles d’une ferme proche sont conduits à
la Ferme Porcher pour interrogatoire. Ils étaient au courant de la présence de l’abri, mais avaient été menacés de mort s’ils parlaient. Ils donnent le nom de l’individu qui sert de ravitailleur et de gardien des lieux. L’homme est arrêté à son domicile au cours de la nuit suivante. Il révèle que la cache – qui vient juste d’être terminée – fait partie du réseau d’abris du groupe de l’Adjudant Mohamed Demmouche, chef du secteur autonome de la ville de Bouïra. Il existerait une autre cache, assez proche, dont il ne connaît pas l’emplacement. Le gardien en est un fermier indigène… qui a disparu au cours de l’après-midi du I4 ! Le groupe de Demmouche comprend une dizaine d’hommes, qui n’ont pour armement qu’un fusil de guerre Enfield 303, deux fusils de chasse et un revolver à barillet. Son interrogatoire permet d’arrêter immédiatement un responsable politique et un collecteur à Merkalla, et trois ravitailleurs au Ras Bouïra. 
 

Les I4 et I5 novembre, Partisan 4 neutralise et relève ses champs de mines de Tameziabt et de l’Oued Barbar. Le I5, le Chef de Bataillon Bley dirige, à l’Est de Maillot, dans la région au Nord du Tirilt Guakfil, une opération de quartier qui met en ligne le P.C.,
la C.C.A.S.,
la Compagnie de Marche du Mizer, le I/I9ème R.C.C. et
la G.M.S. 77. Le convoi de la 4ème Compagnie, qui devait participer à l’opération, a été victime d’un accident grave sur le trajet Saharidj – Maillot. Les camions n’avaient pour tout éclairage que la mince lumière des « yeux de chat » ; dans l’obscurité un véhicule a manqué un virage et s’est retourné dans le ravin abrupt qui borde la route. Le Chasseur Boussekine Madjib est tué sur le coup, vertèbres cervicales brisées. Le Caporal Atmani Salem, les Chasseurs Albert Ayme, Robert Baral, Joseph Besson, Émile Fournier, Roger Gerb0ud, Ghenaï Tahar, Hendouzi Amar, Mansouri Lakdar et Turchi Serge, sont plus ou moins gravement blessés Le chef de corps donne au Capitaine Gaillard liberté de manoeuvre pour procéder à l’évacuation des blessés, par véhicules sanitaires et hélicoptères, suivant l’importance des blessures, et à la récupération du véhicule accidenté. Le convoi, P.C., C.C.A.S., G.M.S., quitte Maillot à 5 heures 40, prend au passage les véhicules du Mizer et du I9ème R.C.C., qui attendaient au carrefour de la route de Tazmalt, emprunte
la R.N.26 jusqu’au carrefour avec
la R.N.I5, puis
la R.N.I5 jusqu’au village de Tixeridene. Débarquement. Les unités gagnent leurs positions : le P.C. sur 672 ; à l’Ouest,
la Compagnie de Marche du Mizer, de 672 à 643 à l’Est,
la C.C.A.S., de 672 à 623, prolongée par le I/I9ème R.C.C. vers le Sud, de 623 à 545. Le G.M.S. continue la ligne vers le Sud-Ouest, par 480, jusqu’au canal d’irrigation, et occupe également la crête du Tirilt Guakfil, entre 478 et 453. Le ratissage commence à 7 heures 45, face au Sud. Plusieurs caches sont découvertes dans les ravins qui strient le terrain. L’une d’elles a été occupée il y a un ou deux jours. Dans une autre le I/I9ème R.C.C. trouve un sac de cinq kilos d’orge. Un peu plus loin, un nouvel abri livre un burnous, un panier d’oignons et une paire de brodequins neufs. Opération terminée pour I2 heures 40. Retour aux cantonnements. Le I6, Partisan 4 établit un nouveau champ de mines en Forêt des Azerou, grenouille les I7 et I8 entre le Ras Bouïra et
la Forêt de Bouïra, pousse, le I9, au Sud des Azerou, et le 20 dans l’Oued Barbar, pour une inspection du champ de mines et des embuscades de nuit. À Maillot, le 20 novembre, le Chasseur Gilbert Lefèvre est accidentellement blessé par balle, et évacué par hélicoptère sur l’hôpital de Tizi Ouzou. Le 2I, la 4ème Compagnie, de concert avec Partisan 4, réalise un champ de mines vers l’Iril Ekergoum, à l’Est de l’Acif El Bal, et sur la crête entre Tala Rana et Belbarra. Le 22, une Section du commando vérifie les pièges du versant Nord du Lalla Khedidja. Une mine a été mise à feu vers 1812. Des morceaux de vêtements, restés sur le terrain, indiquent clairement qu’il y a eu au moins un blessé. Traces de pas et de mulet également autour d’une mine posée par la 1ère Compagnie, et qui a explosé sur la piste du Chabet Iril Ijbar, à deux kilomètres au Sud d’Irhorat.  Partisan 4 inspecte, le 23, ses mines en Forêt des Azerou, et retourne, le 24, parfaire le champ de mines de l’Oued Barbar. Deux sections vont vérifier les pièges vers le Ras Ameur et Taourirt Tazegouart. Une des mines placées par la 4ème Section a explosé. Des traces de sang indiquent qu’il y a eu blessé. Après vingt-quatre heures passées à Dra El Khemis. le commando repart le 26 dans la soirée pour Tikjda, et de là, rejoint à pied le Tizi N’kouilal et ses terrains de chasse en Forêt des Aït Ouabane. Le 26, sous les ordres du Commandant Bley, le bataillon effectue le ratissage, d’Est en Ouest, de la zone Sud du Douar Aghbalou, entre Tazmalt et l’Oued Tlxeridene. Outre
la C.C.A.S. et la 4ème Compagnie, il dispose du I/19ème et du 3/I9ème R.C.C., du G.M.S.77 et de
la C.C.A.S. du III/2ème RIMa. Le bouclage du terrain est confié, au Nord, au I/I9ème R.C.C., à l’Est, à
la C.C.A.S. du III/2ème RIMa, au Sud, au 3/I9ème, et aux sections de la 4ème Compagnie et à
la C.C.A.S. du 22 à l’Ouest. La fouille est le fait du G.M.S.77. Mise en place des éléments de bouclage à 8 heures 20, début du mouvement à 8 heures 25. Le Commandant Bley, qui est allé prendre contact à 7 H 45 avec les éléments du III/2ème RIMa, installe à 9 heures IO son P.C. au carrefour de
la R.N.26 et de
la R.N.I5. Une cache vide est découverte et quelques civils dépourvus de papiers sont arrêtés pour contrôle d’identité. Fin d’opération à IO heures 55. Depuis la découverte de la cache « Demmouche », le I4 novembre, les Harkas d’Irhorat et de Sidi Salah explorent systématiquement tous les ravins, fonds d’oueds, bosquets et taillis, entre
la Ferme Porcher et Irhorat. Le 27, dans le courant de l’après-midi,
la Harka de Sidi Salah, que commande le Sous Lieutenant Sandon, fouille le Chabet Beni Brahim, en aval de la cache découverte le I4. Le ruisseau coule dans une tranchée d’un mètre à un mètre et demi de profondeur, à bords francs, garnis d’une bordure de buissons très touffus sur deux mètres de largeur. Les harkis pataugent allègrement dans l’eau qui leur monte au genou. À cinq cents mètres au Sud de la route, ils découvrent à mi-hauteur de la paroi Ouest, une ouverture de terrier assez large pour laisser passer un homme. Deux coups de feu sont tirés à l’intérieur, puis, comme rien ne répond, un homme allume une torche de brindilles et se penche vers l’intérieur. C’est bien la deuxième cache signalée par le gardien de la première; très basse, quatre-vingt centimètres environ, mais assez large et profonde, elle peut abriter cinq ou six hommes allongés. Le plafond est renforcé de rondins maintenus par des étais. Le Sous-Lieutenant Sandon arrive, un harki s’engage dans l’orifice et explore le fond de la cache. Il en sort des effets de treillis, vingt-cinq paires de pataugas neufs, deux poignards, un revolver à barillet modèle 92 en mauvais état, et une quinzaine de kilos de produits pharmaceutiques divers. L’officier de renseignement du mi-quartier, que l’on est allé chercher, fait fouiller en détail les environs, pour trouver la « poubelle » de la cache. Celle-ci est trouvée quelques mètres plus loin, en bordure de l’eau. Tous les papiers qu’elle contient, même froissés ou déchirés, sont récupérés avec soin. Il y a même une série de négatifs de photos. Le tout est précieusement ramené à
la Ferme Porcher, et l’exploitation commence. 
  Il y a là une lettre d’un restaurateur kabyle de Bouïra, qui se met à la disposition de l’Adjudant Demmouche, la correspondance d’un chef de cellule d’Aïn Bessem, qui travaille également en direction de la région 32I, vers Aumale, et des notes qui mettent en cause Saït Rabah, collecteur au village d’Irhorat, et Kherfi Ramdane, de Tirilt N’seksou, correspondant d’Hadid Saïd. Tous sont arrêtes dans la foulée, ainsi que deux complices de moindre envergure : Moussaoui Akli et Laouari Mohamed. Les négatifs donnent des photos récentes de Demmouche et de son adjoint, et permettent d’identifier le nouvel aspirant de
la Nahia 322, « Antar », originaire d’Aït Haouari et cousin de l’ancien chef de groupe local, Aigoun Ali, Dit « Tarzan ». Les interrogatoires confirment que Demmouche, qui se sent de plus en plus traqué, multiplie les caches pour diminuer les risques, en dispersant ses hommes et son matériel. Sa cache préférée se situerait vers l’Oued Ed Douss, – où le 22 la recherche depuis un an ! – mais ses équipiers sont répartis dans deux autres caches plus au Nord, l’une vers Tanagount, l’autre vers Innesmane. Les renseignements concernant cette dernière sont communiqués au chef de
la S.A.S. de Bezzit, le Commandant Billotet, qui coiffe le Douar Innesmane depuis que la 1ère Compagnie a pris en charge le sous Quartier de
la C.C.A.S.. La découverte effectuée par
la Harka de Sidi Salah fouette l’émulation de celle d’Irhorat. Le Sous-Lieutenant Duplantier ne cache pas sa déception d’avoir, à plusieurs reprises, manqué de peu son ennemi personnel Hadid Saïd, « Le Vieux », responsable de la fraction 4, et coéquipier de Demmouche. Méthodiquement, il fouille les ravins du versant Ouest de
la Forêt d’El Haïzer, en bordure de l’Oued Tassala. L’O.R. l’accompagne souvent dans ses randonnées. Après la découverte, le 29, au confluent de l’Iril Ijbar, d’une cache contenant quelques pièces d’habillement en assez mauvais état, il ne dissimule pas son écoeurement. L’O.R. lui conseille de poursuivre ses recherches vers le haut du ravin. C’est là, qu’au cours de la matinée du 30, il découvre deux caches bien dissimulées. Dans l’une, 32 paires de baskets, sept paires de pataugas, deux paires de brodequins, une paire de rangers, deux chemises kaki. Le tout à l’état neuf. Ainsi que deux étuis de P.A., soixante cartouches de 7,62, une grenade à fusil, deux poignards et quatre cartouches feuillettes. Dans l’autre, une caisse de savon, quinze kilos de papier machine, et une importante quantité de médicaments divers, une trentaine de kilo allant de l’aspirine aux appareils de transfusion sanguine portant sur leur emballage le cachet de l’hôpital d’Alger. Les documents trouvés sur place recoupent les renseignements obtenus à la suite de l’attentat dont le Sergent Chef Harki Terrak Ahmed a été victime en regagnant son domicile à Bouïra, le soir du 26 novembre Alors qu’arrêté sur un pas de porte il conversait avec l’occupant de la maison, un individu a tiré sur lui, à bout portant, une balle de pistolet 6,35. Par chance, Terrak n’a été que superficiellement atteint. Dans l’immédiat, les uns et les autres provoquent l’arrestation à Bouïra de quatre responsables de l’O.P.A. et de six hommes de leur réseau, et, dans
la Douar Haïzer, de huit collecteurs, d’un caporal du maghzen de
la S.A.S. d’Irhorat, collecteur lui aussi, et d’un harki ayant remis des cartouches aux rebelles. Ils permettent également de transmettre à Alger et à Tizi Ouzou des renseignements qui entraînent la découverte d’un trafic d’armes et de vêtements militaires depuis Alger, d’un trafic de médicaments à partir des hôpitaux d’Alger et de Tizi Ouzou, et d’une filière de recrutement entre Alger et les maquis de
la Nahia 322, transitant par la ville de Bouïra. Partisan 4, qui a continué ses embuscades sur
la R.N. 33, effectue, le 29, En bouclage de la crête du Djurjura au profit d’une opération du 7ème B.C.A., et rentre à sa base dans la soirée.  Le même jour, la 4ème Compagnie met à jour plusieurs caches au Nord du village de Beni Ouilbane. Décembre Le 1er décembre, le Sous Lieutenant Duplantier, qui poursuit inlassablement la fouille de
la Forêt d’Haïzer, découvre une nouvelle cache, qui, déception, ne contient que des effets d’habillement hors service et quelques documents périmés. Le 3, à la demande du chef de corps, l’aviation effectue une mission de straffing, par mitraillage et roquettes, sur les entrées de grottes du Terga N’ta Roumi. Partisan 4, qui a procède, le 1er décembre, à l’inspection de ses champs de mines, met en place un nouveau réseau de pièges sur les pistes de la partie Sud de
la Forêt d’El Haïzer. Le 5, le commando participe à une opération au Sud d’El Adjiba, puis effectue, le 6, la fouille des ravins situes entre Dra El Khemis et le Koudiat Bou Senane. Le Sergent-Chef Harki Terrak Ahmed, à la suite de sa blessure, a été mis à la disposition de l’officier de renseignements du 9ème Zouaves, qui contrôle
la Casbah d’Alger, pour l’aider dans l’exploitation des renseignements concernant les filières de recrutement et de trafic d’armes et de munitions entre Alger et Bouïra. Son action permet l’arrestation de Rahal Rahal, originaire du Douar Haïzer, agent de liaison entre Bouïra et Alger, et qui s’était enfui de Bouïra le I4 novembre. L’interrogatoire de Rahal entraîne l’arrestation du chef de réseau, Sidhoum, possesseur d’un P.A. 7,65 et celle d’Abdelwahab, auteur de l’attentat contre Terrak, puis celle de Kafi Ramdane, responsable du réseau de Bouïra, et qui a disparu de cette ville depuis le mois d’octobre. Kherfi, arrête le 27 novembre, a avoué connaître l’emplacement du refuge de Demmouche à Tanagount – ce refuge se situe en réalité entre Tirilt N’seksou et Aït Haouari, dans les ravins qui descendent de 892 vers l’Oued Zemora – et accepte de servir de guide. Le Capitaine Faure monte une action, qui met en ligne deux sections de la 1ère Compagnie, le S.E.M. de la 3ème Compagnie, les Harkas de Sidi Salah, d’Irhorat, de Merkalla et d’Aïn Allouane, et une section de Partisan 4. L’intervention, le cas échéant, d’un hélicoptère armé (pirate), et de deux T 6 est prévue. Très tôt, le sept décembre matin, la zone est cernée et la fouille menée par les harkas, commence au travers d’un maquis de chênes verts très dense, sur un terrain particulièrement mouvementé. Les caches et abris sont dispersés, l’un dans un fourré très serré, l’autre sous un rebord rocheux ou dans le cul de sac d’une étroite tranchée de ruissellement des eaux. Ils ont été abandonnés depuis peu; sans doute à la suite des premières découvertes. Les sections de fouille y récupèrent du matériel de cuisine en très bon état, trois pioches, six poignards, un P.A. 7.65 court, en mauvais état, deux treillis et quelques cinq kilos de produits pharmaceutiques. Tandis que se déroulait cette opération, le Capitaine Gaston et deux sections de Partisan 4 effectuaient la reconnaissance du champ de mines de la partie Sud de
la Forêt d’El Haïzer, et découvraient sur la piste, à l’Est du Koudiat Tazaouit, les cadavres des deux compères, si longtemps recherchés par le Sous Lieutenant Duplantier : Hadid Saïd, « Le Vieux », sergent chef liaison-renseignement du Kism 322/4, et le Sergent Infirmier Ouchene Slimane. Un fusil de chasse et un revolver à barillet modèle I892 sont récupérés auprès des deux cadavres. Le 8 décembre, le bataillon, aux ordres du Commandant Bley, participe à une opération de secteur, dans le quadrilatère formé par
la R.N.I5 au Nord et à l’Ouest, l’Oued Beni Mellikeuche à l’Est, et
la R.N.26 au Sud.  

8 septembre, 2007 à 14:46


Laisser un commentaire